HIRSCHOVITZ Maurice

Par Claude Pennetier, Justinien Raymond

Né le 16 juillet 1888 à Koveno, en Lithuanie alors russe, mort le 30 juin 1966 à Paris ; avocat ; secrétaire de la 4e section socialiste SFIO de la Seine ; conseiller municipal du quartier Saint-Gervais (IVe arr.) de 1935 à 1941.

Issu d’une famille modeste, Maurice Hirschovitz apprit le métier de graveur sur bois à l’issue de ses études primaires. Il réussit cependant à obtenir une bourse pour entreprendre des études secondaires et supérieures et obtenir une licence en droit. Lorsqu’en 1910, il s’inscrivit comme avocat au barreau de Paris, il était militant socialiste depuis plusieurs années. En effet, selon sa biographie établie en 1936 par les services du conseil municipal de Paris (sur la base de renseignements fournis par l’intéressé) : « Tout jeune il adhéra au Parti socialiste unifié dont il est depuis trente ans l’un des militants les plus actifs » (Le Conseil municipal, op. cit.).

Mobilisé avec le grade de caporal au 352e régiment d’infanterie dès le début de la Première Guerre mondiale, il fut réformé par la suite après avoir obtenu la Croix de guerre. Devenu secrétaire de la 4e section de Paris du Parti socialiste SFIO en 1923, Maurice Hirschovitz fut, entre les deux guerres mondiales, un militant en vue de la Fédération socialiste de la Seine.

Sa section le présenta sans succès aux élections municipales des 5 et 12 mai 1929 : au second tour le républicain de gauche Léon Riotor le battit par 3 271 voix contre 2 165 voix à Hirschovitz et 781 à Rollé, communiste. Il prit sa revanche aux élections des 5 et 12 mai 1935. Au premier tour les suffrages des 7 334 électeurs inscrits et des 6 212 votants se répartirent ainsi : Riotor, 2 283 ; Hirschovitz, 1 738 ; Rigal, communiste, 1 215 ; Dury, URD, 165 ; Eisentein, radical socialiste, 183 ; Brault, 76 ; Dubernard, 38. Bénéficiant des désistements du communiste et du radical socialiste, il conquit le siège au second tour par 3 222 voix contre 2 819, sur 6 187 votants.

Par trois fois, Maurice Hirschovitz fut le candidat de son Parti aux élections législatives dans la circonscription qui couvrait le IVe arr. de Paris. En avril 1928, il recueillit au premier tour 4 441 voix, contre 3 176 au communiste Lanier et 8 181 au député sortant, l’avocat Jean Le Corbeiller, sur 20 686 inscrits et 18 126 votants. Les trois principaux candidats se maintinrent au second tour. Les voix des 17 135 votants se répartirent ainsi : Le Corbeiller, 8 755 suffrages, élu ; Hirschowitz, 5 163 ; Lanier 2 498. Aux élections législatives de mai 1932, les voix de 19 544 inscrits et des 17 167 votants se dispersèrent sur un plus grand nombre de candidats : Le Corbeiller, 5 447 ; Hirschowitz, 3 622, Fonck, radical indépendant, 2 537 ; Burlet, radical socialiste : 2 466 et Rappoport, communiste, 2 224. Le maintien de ce dernier au second tour ne permit pas au candidat socialiste de conquérir le siège. Le Corbeiller l’emporta par 7 884 voix contre 6 970 à Hirschovitz et 1 212 à Rappoport, sur 16 557 votants. En avril 1936, avec 2 951 voix sur 17 848 inscrits et 15 912 votants, Maurice Hirschovitz se plaçait derrière Block, le candidat du Front républicain (3 261 voix) et surtout derrière Albert Rigal, candidat communiste, qui obtenait 4 128 suffrages. Il se désista pour Rigal qui fut élu par 8 217 voix contre 7 140 à Block, sur 15 813 votants.

Après la Libération, Maurice Hirschovitz renonça à la vie politique.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article87672, notice HIRSCHOVITZ Maurice par Claude Pennetier, Justinien Raymond, version mise en ligne le 22 avril 2010, dernière modification le 22 avril 2010.

Par Claude Pennetier, Justinien Raymond

SOURCES : Arch. Ass. Nat., résultats électoraux. — Arch. Jean Zyromski, dossier Fédération de la Seine. — Le Monde, 3-4 juillet 1966. — Le Conseil municipal : nos édiles, op. cit., 1937. — G. Lachapelle, Les élections législatives, op. cit.

ICONOGRAPHIE : Le Conseil municipal : nos édiles, op. cit., 1937, p. 115.

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