IMBERT Fernand

Par Michel Dreyfus

Né le 5 juillet 1913 à Paris ; journaliste ; responsable aux Jeunesses socialistes.

Pendant la période du Front populaire, Fernand Imbert eut des responsabilités nationales aux Jeunesses socialistes de la SFIO. En août 1936, il s’exprimait ainsi dans La Jeune Garde, organe des Jeunesses socialistes de la Seine : « À l’heure actuelle, il faut avoir la franchise de déclarer qu’une fois le programme du Front populaire épuisé — et nous sommes persuadés qu’en France il n’y en a pas pour longtemps — nous nous orienterons vers une politique de collectivisation ou nous laisserons la place à la réaction cléricale et fasciste. Que le peuple le sache bien. Le programme du rassemblement populaire n’est pas pour nous un but. C’est une étape. »

En 1937, Fernand Imbert appartenait au Comité national mixte des Jeunesses socialistes. Il était également secrétaire de la commission de propagande de cette organisation. Dans l’exercice de ses fonctions, il fit un rapport lors de la Conférence nationale des Jeunesses socialistes qui se tint à Creil du 27 au 29 mars 1937. Il revendiquait pour cette organisation une très forte progression qui avait été décrite auparavant dans le rapport moral fait par Bernard Chochoy* et Louis Lagorgette* : 1 100 membres en 1925, 6 469 en 1930, 16 238 en 1935 ; au 25 février 1937 « près de 35 000 cartes » avaient été « replacées ».

Fernand Imbert participa à l’activité du Comité national mixte (CNM) des Jeunesses socialistes, fit de nombreuses conférences et tournées en province. Il écrivit également dans la presse des JS : le Cri des Jeunes et Jeunesse — cette dernière revue publiée à partir d’avril 1936. Les principaux collaborateurs en étaient : Paul Faure, J.-B. Severac*, Georges Dumoulin*, Louis Lévy*, Bracke*, Victor Provo*, Louis Lagorgette*, Robert Prieur*, Pietro Nenni*, Modigliani*, Amédée Dunois, Pierre Marie*, Pierre Lamarque* et plus spécialement pour les JS : Bernard Chochoy*, Danielle Liegeois, Fernand Coll, Mireille Osmin*, Fernand Imbert, Max Norel, Pauline Chochoy, Thérèse Espinadel, Robert Buelle. Les collaborations étrangères étaient assurées par Umberto Tonelli, Fernand Godefroid, Ernest Papanek.

Durant l’été 1938, Fernand Imbert appartenait encore au Comité national mixte des Jeunesses socialistes ; il s’exprimait à cette date dans le Bulletin national de cet organisme.

Prisonnier pendant la Seconde Guerre mondiale, Fernand Imbert retrouva la liberté après deux évasions malheureuses. En 1953, il était secrétaire général adjoint du Parti socialiste démocratique de Paul Faure* et, en avril de cette même année, il se présenta comme candidat de ce parti aux élections municipales dans le 6e secteur (XVIIIe arr.).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article87527, notice IMBERT Fernand par Michel Dreyfus, version mise en ligne le 16 avril 2010, dernière modification le 16 avril 2010.

Par Michel Dreyfus

SOURCES : La Jeune Garde, août 1936, n° 2. — Parti socialiste SFIO : Rapports administratifs du Comité national mixte des Jeunesses socialistes à la Conférence nationale, Creil, 27-28-29 mars 1937, 62 p. — Bulletin national du CNM des JS, nouvelle série, n° 9, juillet-août 1938. — La République Libre, supplément au n° 210, 24 avril 1953.

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