LITTAYE Guy, William

Par Madeleine Singer

Né le 11 avril 1908 à Paris (XVe arr.) ; agrégé de physique ; membre du comité national du Syndicat général de l’Éducation nationale (SGEN) de 1949 à 1955.

Guy Littaye était le sixième des huit enfants de William Littaye, officier. Il fit ses études au lycée Montaigne à Bordeaux, eut le baccalauréat en 1926, la licence ès sciences en 1930. Agrégé l’année suivante, il exerça au Lycée de Bayonne et fut nommé en 1937 au lycée Buffon à Paris, puis au lycée Hoche à Versailles où il obtint en 1946 une chaire de Mathématiques supérieures et dut même, à partir de 1956, accepter une deuxième classe préparatoire, vu la pénurie de professeurs de sciences physiques pour ces classes. Dans l’intervalle, il avait enseigné de 1939 à 1940 au lycée Montaigne à Bordeaux car il était réformé ; il avait soutenu en 1942 une thèse en Sorbonne sur la mécanique des fluides.

Il avait épousé en 1935 Marie-Renée Blanches, professeur de mathématiques, qui cessa alors d’exercer et ne reprit un poste qu’en 1958 car ils eurent six enfants. Avant-guerre il avait adhéré au Syndicat national des professeurs de lycée qui disparut à la Libération car plusieurs de ses dirigeants étaient passés à la Fédération générale de l’enseignement (CGT). G. Littaye se syndiqua alors au SGEN et devint très vite secrétaire de son lycée.

Or ce lycée avait une annexe à Saint-Cloud où exerçait Fernand Labigne*. G. Littaye fit ainsi la connaissance de ce dernier qui l’amena au bureau national Second degré : dès 1948, il y fut responsable des traitements et indemnités, et à ce titre, membre de la commission des traitements. Il y recontra Henri Rouxeville* dont il devint l’adjoint, se spécialisant dans l’étude des divers compléments de traitement : rétribution des heures supplémentaires, indemnité de résidence, compléments familiaux de traitement, allocation-logement, etc. Comme la législation évoluait sans cesse, il multiplia les études dans École et Éducation et fit à chaque congrès un rapport qui complétait l’étude d’ensemble des traitements présentée par H. Rouxeville.

Il était en outre chargé par le Bureau Second degré de faire au ministère les démarches relatives aux questions qu’il suivait. Il figurait également en qualité de suppléant au Comité technique du second degré. Aussi craignit-il, selon son expression, de se « faire bouffer par le Syndicat ». Il quitta donc en 1955 le bureau national Second degré ainsi que le comité national où il siégeait depuis 1949. Il travailla encore pendant trois ans à la commission des traitements, mais dut ensuite l’abandonner, vu la charge que représentaient ses deux classes de Mathématiques supérieures. Il était officier des Palmes académiques.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article87522, notice LITTAYE Guy, William par Madeleine Singer, version mise en ligne le 16 avril 2010, dernière modification le 16 avril 2010.

Par Madeleine Singer

SOURCES : École et Éducation (1948-1955). Syndicalisme universitaire (1955- 1958). Lettres de G. Littaye à M. Singer, 28 mars 1995, 23 juillet 1996, 24 septembre 1996 (archives privées).

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