RODRIGUES Gustave

Par Justinien Raymond

Né le 12 février 1871 à Paris, professeur agrégé de philosophie en 1893 puis docteur es-lettres, Gustave Rodrigues fut d’abord nommé à Bastia qu’il quitta rapidement pour Laon (Aisne), Amiens (Somme) puis Paris (lycée Michelet). Après la Première Guerre mondiale, il fut nommé, toujours à Paris, au lycée Janson-de-Sailly où il eut pour élève Claude Lévi-Strauss qui exprima à son sujet une opinion critique dans Tristes tropiques. Il milita dans une organisation humanitaire, « Le droit à la vie » et collabora au Nouvel Age de Georges Valois.
G. Rodrigues fut, au début du siècle, un actif militant socialiste picard, avant et après l’unité de 1905, d’abord à l’Union socialiste, puis au sein de la section du Parti socialiste SFIO. Il participa aux congrès départementaux, et fut délégué en 1903 au congrès national de Bordeaux. Il parlait dans les réunions publiques locales et, de 1902 à 1907, rédigea la plupart des éditoriaux du Cri du Peuple, sur les sujets les plus divers. En 1902, il fut élu conseiller municipal d’Amiens et battu en 1904. Il échoua aux élections législatives de 1906 dans l’arr. de Montdidier. Gustave Rodrigues se suicida le 26 juillet 1940 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Il avait écrit de nombreux ouvrages.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article85118, notice RODRIGUES Gustave par Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 30 mars 2010.

Par Justinien Raymond

ŒUVRE : L’idée de relation, Société nouvelle de libraire et d’édition, 1903. — Le problème de l’action, Alcan, 1909. — Le peuple de l’action, A. Colin, 1917. — Pourquoi les Américains sont venus en France, Grasset, 1919. — La France éternelle, Alcan, 1919. — Bergsonisme et moralité, Chinon, 1921. — Est-ce qu’on meurt ?, La Renaissance du livre, 1928. — Le Droit à la vie, Éd. Liberté.

SOURCES : Arch. Nat. F7. Feuilles 136 et 180. — Le Cri du Peuple, n° 3 de novembre 1902, n° 5 de décembre 1902, n° 9 de janvier 1903. — Rens. de la famille de l’intéressé.

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