ORTIZ Léon

Par Jean Maitron

Anarchiste condamné au bagne.

Léon Schiroky, fils d’une Polonaise, devint Mexicain par le mariage de sa mère avec un nommé Ortiz.

En 1886, Ortiz fonda avec Malato qui fut son ami et Pausader, dit Jacques Prolo, La Révolution cosmopolite. Par la suite, Malato perdit de vue Ortiz. Celui-ci aurait été en relations avec Émile Henry, auquel il aurait donné 100 francs pour fabriquer sa bombe. Après l’attentat du café Terminus et l’arrestation d’Émile Henry, il se serait rendu avec Matha et Millet (d’après un rapport de police du 9 mai 1894, PPo. Ba /141) au domicile d’Émile Henry pour y enlever le matériel destiné à la confection des bombes.

En 1894, le gouvernement, désireux d’en finir avec l’anarchie, arrêta les principaux militants. Pratiquant « l’amalgame », il inculpa aussi onze voleurs se réclamant de cette idéologie et, parmi eux, Ortiz qui pratiquait « la reprise individuelle ».

Le 6 août 1894, s’ouvrit devant la cour d’assises de la Seine le procès des Trente — Voir Sébastien Faure. Ortiz fut condamné à quinze ans de travaux forcés.

Liard-Courtois, dans Souvenirs du Bagne, dit avoir connu Ortiz au bagne. Il s’était retranché de la communauté anarchiste et s’était efforcé de gagner les bonnes grâces de l’administration pénitentiaire.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article83966, notice ORTIZ Léon par Jean Maitron, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 4 avril 2012.

Par Jean Maitron

ŒUVRE : L. Schiroky, Les Guerres de demain, Bibliothèque de la Révolution cosmopolite, Paris, 8 p., 1887.

SOURCE : Jean Maitron, Histoire du Mouvement anarchiste, op. cit.

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