OLLIVE Marius

Par Justinien Raymond

Né à Saint-Savournin (Bouches-du-Rhône) le 19 novembre 1860 ; mort à Gréasque (Bouches-du-Rhône) le 11 septembre 1911 ; instituteur ; militant socialiste des Bouches-du-Rhône.

Marius Ollive était issu d’une famille de propriétaires cultivateurs exploitants du canton de Roquevaire qui englobait le bassin minier. Il fit ses études secondaires à Marseille et devint instituteur public à La Capelette puis dans le quartier Longchamp. Militant, il se situait aux franges du socialisme et du radicalisme. Il n’était pas considéré comme collectiviste, du moins en 1893. Néanmoins, il fut l’élu des mineurs du canton de Roquevaire et, le 1er mai 1890, il participa à la grande manifestation populaire avec tous les élus socialistes.
En 1889, Ollive fut élu conseiller général républicain-socialiste du canton de Roquevaire ; il était le premier instituteur français à détenir ce mandat, mais, en 1894, pour avoir émis un vœu critiquant le cabinet Ch. Dupuy, il fut révoqué par le ministre de l’Instruction publique. À l’assemblée départementale, il se préoccupa surtout d’enseignement, rapporta le budget de l’instruction, et fit porter de 1 000 à 1 200 francs le traitement des instituteurs chargés de la direction des écoles communales. Il fut chef du secrétariat du Conseil général du 1er mai 1895 à sa mort.
Aux élections législatives de 1893, Ollive fut candidat dans la 4e circonscription, contre le député sortant radical J. Chevillon, en même temps que J. Coulet et A. Tressaud, socialistes plus révolutionnaires que lui. Ollive, avec 1 312 voix, arriva derrière Chevillon (4 374) et derrière le candidat de droite, mais avant Coulet et Tressaud. Seul candidat socialiste pour le ballottage, il pouvait atteindre au maximum 4 000 voix. À quatre jours du scrutin, il se retira en faveur d’un candidat nouveau, le banquier radical-socialiste Félix Abram qui échoua. L’attitude d’Ollive fut vivement critiquée à l’extrême gauche notamment par Tressaud qui décida de se maintenir au second tour devant l’effacement d’Ollive.
Un boulevard de Gréasque porte son nom.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article83945, notice OLLIVE Marius par Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 9 novembre 2018.

Par Justinien Raymond

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, M 2/ 111. 49 — E. Castre, Le Conseil général des Bouches-du-Rhône, Marseille, 1912, p. 326. — G. d’Oussouville, Historique du conseil général et des conseils d’arrondissement des Bouches-du-Rhône, Marseille, 1902, pp. 439-440.

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