LIÉGEON Octave

Né vers 1854. Anarchiste de Villefranche-sur-Saône (Rhône).

Liégeon était membre de la section anarchiste de Villefranche qui faisait partie de la Fédération révolutionnaire (Voir Bordat). Cette section s’appelait le groupe du Glaive-de-Villefranche dont le timbre portait ces mots : « Fédération révolutionnaire, section de Villefranche » et présentait, au centre, deux poignards croisés.
À la suite des violentes manifestations des mineurs de Montceau-les-Mines d’août 1882 et des attentats à la bombe perpétrés à Lyon en octobre 1882, Liégeon fut impliqué dans le procès, dit Procès des 66, qui s’ouvrit à Lyon, devant le tribunal correctionnel le 8 janvier 1883. Selon l’importance des charges retenues contre eux, l’accusation avait classé les prévenus en deux catégories (Voir Bordat). Liégeon, prévenu de la deuxième catégorie, fut condamné, le 19 janvier 1883, à quatre ans de prison, 1 000 f d’amende, dix ans de surveillance et cinq ans de privation des droits civils. Le 13 mars 1883, la cour d’appel de Lyon réduisit la peine à trois ans de prison, 50 f d’amende, la surveillance et l’interdiction étant maintenues. Liégeon fut gracié le 13 août 1885. Ensuite il abandonna l’anarchisme pour le socialisme et se présenta en 1893 aux élections dans la 1re circonscription de Villefranche. Le journal anarchiste L’Insurgé de Lyon, dans son n° 2 du 19 août 1893, traita Liégeon de renégat en raison de cette candidature.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article82671, notice LIÉGEON Octave , version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 30 mars 2010.

SOURCES : Jean Maitron, Histoire du mouvement anarchiste en France, op. cit. — Le Procès des anarchistes devant la police correctionnelle et la cour d’appel de Lyon, Lyon, 1883.

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