HANRIOT Alexis, Hippolyte, Léon

Par Claude Pennetier, Justinien Raymond

Né le 26 février 1870 au Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort le 18 juillet 1915 au Havre ; journaliste ; socialiste allemaniste.

Alexis Hanriot, dans <em>Les Fédérations socialistes</em> II, d’Hubert-Rouger. p. 587
Alexis Hanriot, dans Les Fédérations socialistes II, d’Hubert-Rouger. p. 587

Né au Havre le 26 février 1870, fils d’un père maitre d’hôtel de la transat qui mourut à New-York (États-Unis d’Amérique) le 8 décembre de la même année, Alexis Hanriot perdit sa mère, née Marie Sophie Collet, morte le 16 août 1876 au Havre. Il fut élevé par l’une de ses grand-mères, Mme Collet Jacqueline, née Laporte, ses autres grands parents étant décédés, ou, pour son, grand-père Alexis Hanriot, disparu. Orphelin, il fut un « brillant élève de l’École primaire supérieure de la rue Dicquemare » (Jean Legoy). Attiré par le journalisme, il tenta de créer en 1888 le journal La Bannière industrielle et commerciale qui n’eut qu’un numéro. Il fut ensuite directeur des Beautés normandes qui disparut en 1894.

En 1894, une conférence de l’ancien député socialiste Pascal Fabérot provoqua son adhésion au Parti ouvrier socialiste révolutionnaire de Jean Allemane. Il fonda aussitôt le groupe « Ni dieu, ni maître » du Havre, entouré de Gaston Laville et de Romain Fauny, ouvriers voiliers. L’année suivante, il était directeur et rédacteur en chef du journal socialiste, Le Progrès du Havre qui parut jusqu’à la guerre. Antimilitariste et adversaire des conseils de guerre, il y mena le combat dreyfusard et une grande campagne lors de l’affaire Durand, syndicaliste du Havre condamné à mort (voir Jules Durand). C’est lui qui, le 16 septembre 1898, présida la première réunion publique de la Ligue des droits de l’Homme au Havre, avec Francis De Pressensé. Aux côtés de Edmond Bazire, il fut l’un des fondateurs de la fédération départementale qu’il représenta aux congrès de Paris, salle Japy (1899) et salle Wagram (1900). Combatif, Hanriot encourut plusieurs condamnations, notamment trois mois de prison en 1894 pour glorification de l’acte de Auguste Vaillant. La fédération socialiste départementale le délégua au congrès de Lyon (1901). À sa formation (juin 1905), la fédération unifiée en fit son délégué au Conseil national de la SFIO.

Hanriot s’était marié le 27 novembre 1903, au Havre, avec Clara Marie Certain. On note parmi les témoins au mariage, Jules Jennequin, avocat, 43 ans, fondateur du groupe POF du Havre, et Ernest Genet, représentant de commerce, 38 ans, qui pourrait être le Genet, qu’Hubert-Rouger cite dans Les Fédérations socialistes II, p. 587, comme collaborateur à l’organisation du groupe allemaniste « Ni dieu, ni maître » du Havre, et fondateur de la Maison du Peuple du Havre en 1907. Hanriot mourut le 18 juillet 1915 au Havre.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article81391, notice HANRIOT Alexis, Hippolyte, Léon par Claude Pennetier, Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 3 janvier 2016.

Par Claude Pennetier, Justinien Raymond

Alexis Hanriot, dans <em>Les Fédérations socialistes</em> II, d’Hubert-Rouger. p. 587
Alexis Hanriot, dans Les Fédérations socialistes II, d’Hubert-Rouger. p. 587

SOURCES : Arch. Nat. BB 18/2 192 (1037 A 1901). — Compte rendu des congrès socialistes. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes II. op. cit., pp. 586 à 610, passim. — Jean Legoy, Un siècle citoyen. Histoire de la section havraise de la Ligue des droits de l’Homme 1898-1998, Le Havre, LDH, 1998. — Arch. Dép. de Seine-Maritime, registre matricule cote 1R2893. — État civil.

ICONOGRAPHIE : Hubert-Rouger, op. cit., p. 587.

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