GRIFFUELHES Henri

Par Bruce C. Vandervort

Né à Nérac (Lot-et-Garonne) vers 1871 ; cordonnier à Paris ; syndicaliste CGT.

Les archives ne livrent que très peu d’informations sur ce militant. Dominique Henri Griffuelhes, comme son frère cadet Victor et son père avant lui, était cordonnier de métier, et, de même que son frère, il commença sa carrière de militant syndicaliste dans le syndicat de la cordonnerie parisienne vers 1895. Il devint peu après secrétaire de cette organisation.
En 1905 il était devenu secrétaire du syndicat général des cordonniers de la Seine — le foyer révolutionnaire de la Fédération nationale des Cuirs et Peaux (FNCP). Lorsque son frère Victor était secrétaire de la FNCP (1900-1905), Henri était son trésorier. Les frères Griffuelhes, qui s’entendaient bien, dominèrent assez fortement la politique du mouvement national des cuirs et peaux durant les premières années de son existence.
Lorsqu’Henri mourut de tuberculose, le 1er janvier 1906, la police déclara que cette disparition avait affecté Victor à tel point qu’il pensa démissionner de son poste de dirigeant de la CGT.
Au moment de sa mort, il vivait au 20, rue des Marais (Xe arr.). Il était célibataire.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article81153, notice GRIFFUELHES Henri par Bruce C. Vandervort, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 16 avril 2019.

Par Bruce C. Vandervort

SOURCES : Arch. Nat. F7/12 480, rapport du 4 janvier 1906. — Arch. PPo. B a/1368, lettre d’Henri Griffuelhes au ministre de l’Intérieur, 6 juin 1905 et B a/1601, rapport du 3 janvier 1906. — L’Humanité, 3 et 4 janvier 1906. — État civil de Paris. — Note de J. Chuzeville.

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