GRANDIN Pierre

Par Julien Chuzeville

Employé de pharmacie, puis employé d’alimentation ; membre du Parti socialiste SFIO ; syndicaliste CGT, secrétaire départemental de la CGT de Seine-Inférieure avant la Première Guerre mondiale, syndicaliste CGTU dans les années 1920 ; militant communiste à Paris, oppositionnel.

Pierre Grandin dans L’Humanité du 3 mai 1924.

Pierre Grandin devint militant socialiste en 1901, puis adhéra à la CGT en 1903. Il fut secrétaire de la Bourse du Travail de Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime). Il fut remplacé par Féron lorsqu’il fut élu, à la suite du congrès constitutif de l’Union départementale le 10 octobre 1913, secrétaire de cette Union. Il était assisté de Choix E., Audebourg, Chapelier, Perier F.
Grandin fut réélu à ce poste en mars 1914 (second congrès de l’UD tenu à Rouen le 22 mars 1914).

Après la guerre, P. Grandin vécut et milita à Paris. Il fut membre du Comité de la 3e Internationale et des Comités syndicalistes révolutionnaires. Il fut militant de la CGTU dès sa création. En 1923, il était membre de la Commission exécutive de la CGTU. En mars 1924, il était élu au bureau du Syndicat des employés et gérants d’Alimentation.

En février 1921, adhérent du Parti communiste dans le IIe arr., il écrivit à l’occasion d’une souscription : « pour l’adhésion de tous les syndicalistes révolutionnaires au Parti communiste ». En septembre 1922, il était membre du Comité fédéral du PC du département de la Seine. Le 1er octobre 1922, il signa dans L’Humanité une déclaration de la gauche du PC (courant emmené par Boris Souvarine). Il fut délégué au IIe congrès du PC.
En mai 1924, il fut candidat du PC aux élections législatives dans le deuxième secteur à Paris. En raison de cette candidature, il démissionna peu avant de la Commission exécutive de la CGTU. Il obtint 40.727 voix et ne fut pas élu.
Opposant à la bolchevisation, il signa en février 1925 la Lettre des 80 de l’opposition communiste, menée par Fernand Loriot. Il était alors secrétaire du Syndicat CGTU de l’Alimentation, et membre de la cellule n° 319 du PC. En octobre, il signa la Lettre des 250. En janvier 1926, il figura au comité de rédaction du Bulletin communiste de Souvarine.

Le 31 juillet 1925, il fut signataire d’un appel de militants de la CGTU contre la guerre du Rif, publié dans L’Humanité. Quelques jours plus tard, il fut élu à la Commission exécutive de la Fédération CGTU de l’Alimentation.
En février 1926, il était secrétaire du Syndicat général de l’Alimentation de la Région parisienne. En février 1927, il était délégué au congrès de l’Union des syndicats de la Région parisienne (CGTU). En 1928, il était toujours secrétaire régional de la CGTU de l’Alimentation.
Il prit la parole lors de très nombreux meetings syndicaux et politiques.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article81082, notice GRANDIN Pierre par Julien Chuzeville, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 15 septembre 2019.

Par Julien Chuzeville

Pierre Grandin dans L’Humanité du 3 mai 1924.

SOURCES : Arch. Nat. F7/13 567, F7/13 570 (le nom est orthographié Grondin) et F7/13 619. — La Voix du Peuple, 18-25 avril 1914. — L’Humanité, 8 février 1921, 13 septembre 1922, 25 novembre 1923, 6 mars 1924, 21 avril 1924, 3 mai 1924, 13 mai 1924, 5 septembre 1925, 11 février 1926, 21 février 1927 et 9 février 1928. — J. Chuzeville, Fernand Loriot, le fondateur oublié du Parti communiste, L’Harmattan, 2012, p. 225.

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