Né le 2 décembre 1889 à Fontainebleau (Seine-et-Marne) ; ouvrier boulanger ; anarchiste illégaliste ; tué dans la nuit du 15 au 16 mai 1912 à Nogent-sur-Marne (Seine). Voir Bonnot.

Octave Garnier. Arch. Préfecture de Police
Jean Maitron, Ravachol et des anarchistes, René Julliard, 1964
Fils d’un cantonnier de la ville de Fontainebleau (Seine-et-Marne), « Beau garçon basané, silencieux, aux yeux noirs étonnamment durs et ardents » (V. Serge, Mémoires d’un révolutionnaire, 1901-1941, Paris, 1951, p. 40), Octave Garnier fut d’abord un bon travailleur et milita dans les milieux syndicalistes. Mais il eut l’idée de déserter au moment d’accomplir son service militaire, se rendit en Belgique, fréquenta les milieux illégalistes et devint lui-même un « en-dehors ». Il était végétarien, buveur d’eau, bon camarade ; ignorant la peur il devint, aux côtés de Bonnot, un illégaliste.
Une quinzaine de jours après la mort de Bonnot, Garnier et Valet furent cernés dans un pavillon de Nogent-sur-Marne où ils s’étaient réfugiés. Dans la nuit du 15 au 16 mai 1912 les policiers donnèrent l’assaut, Garnier fut tué ; Valet, blessé, mourut au moment où on allait le transporter à l’hôpital.

SOURCES : Arch. PPo, B a/1 643 — Jean Maitron, Histoire du mouvement anarchiste en France, op. cit. — Ravachol et les anarchistes op. cit. — Gazette des Tribunaux, 3, 4, 28 février 1913.

ICONOGRAPHIE : Arch. PPo., E a/141.

Jean Maitron

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