REIX Élie

Par Francis Colbac

Né le 15 juillet 1887 à Nontron (Dordogne) ; cheminot ; militant syndicaliste ; militant socialiste puis communiste ; conseiller municipal de Périgueux.

Fils de domestiques agricoles, Élie Reix, ouvrier ébéniste aux ateliers de la Compagnie PO à Périgueux, fut l’un des principaux animateurs de la lutte des cheminots de cette ville dès la fin de la Première Guerre mondiale. Militant du puissant syndicat des cheminots, membre de la commission administrative de l’UD-CGT, il appartenait également au groupe socialiste de Périgueux dont il devint secrétaire le 5 juillet 1919. Au congrès de la Fédération socialiste de la Dordogne, il rejeta tout parlementarisme. Élu aux élections municipales de 1919 sur la liste socialiste, il joua un rôle de premier plan dans la grève de mai 1920 et fut l’un des orateurs attitrés des réunions bi-quotidiennes organisées au cœur de la ville. Comme l’ensemble des grévistes de Périgueux, il fut révoqué après l’échec du mouvement. Délégué au XVIe congrès de la CGT (Lille, juillet 1921), porteur des mandats de neuf syndicats, il vota contre le rapport moral.
Élie Reix prit par la suite une part active dans l’affrontement entre syndicalistes et « syndicalistes purs » dans les organisations syndicales unitaires, les seules à exister alors dans le département. Il était dans le même temps l’un des responsables de l’ARAC et faisait partie de la direction de la coopérative de production « Le Travail ». Mais, dans cette période, son activité fut essentiellement d’ordre politique. Comme la quasi-totalité des membres de la Fédération socialiste, il avait adhéré au Parti communiste en 1921. Responsable de la section communiste de Périgueux, il fut élu au comité directeur de la fédération par le congrès départemental du 26 février 1922. Cependant, il se trouva à plusieurs reprises en opposition avec les orientations du parti. Ces divergences s’aggravèrent, notamment avec Paul Bouthonnier* et Marcel Delagrange. Ayant vivement attaqué ce dernier au cours d’une séance du conseil municipal, le 8 décembre 1923, le principe de son exclusion, en même temps que son renvoi de la coopérative où il travaillait, fut décidé. Il quitta le PC en 1924 et partit de Périgueux.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article7988, notice REIX Élie par Francis Colbac, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 30 décembre 2011.

Par Francis Colbac

SOURCES : Arch. Nat. F7/13023 et 13030. — Arch. Dép. Dordogne, 3 M 256/260, 4 M 192/206/208/, 10 M 20. — C.r. des congrès cités. — Le Prolétaire du Périgord. — Le Prolétaire du Centre.

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