Né le 1er mai 1838 à Amplepuis (Rhône) ; tisseur à Lyon où il habitait, 87, Grande-Rue de la Croix-Rousse en 1892 ; anarchiste lyonnais ; membre de la fédération révolutionnaire.

Champalle était membre de la fédération révolutionnaire de la région de l’Est, connue sous le nom de fédération révolutionnaire, et qui, dès mars 1881 — c’est-à-dire quelques semaines avant la tenue à Paris du congrès régional du Centre qui marqua la scission entre socialistes marxistes et socialistes anarchistes — groupait la plupart des anarchistes de la région de l’Est.
À la suite des violentes manifestations des mineurs de Montceau-les-Mines d’août 1882, et des attentats à la bombe perpétrés à Lyon en octobre 1882, Champalle fut arrêté le 19 novembre 1882 ainsi que de nombreux militants de la fédération révolutionnaire et impliqué dans le procès, dit Procès des 66, qui s’ouvrit à Lyon le 8 janvier 1883, devant le tribunal correctionnel. Selon l’importance des charges retenues contre eux, les prévenus avaient été classés en deux catégories (Voir Bordat). Champalle, prévenu de la deuxième catégorie, fut condamné, le 19 janvier 1883, à six mois de prison, 50 f d’amende et cinq ans de privation des droits civils, peine confirmée par arrêt de la cour d’appel de Lyon, le 13 mars 1883.
Après sa libération, Champalle continua à militer. Il fut l’un des animateurs du 1er mai 1890 à Lyon et, après la manifestation, prit la parole au meeting de la salle Rivoire devant 2 000 à 3 000 personnes.
En 1892, il faisait partie du groupe anarchiste croix-roussien « Le Réveil de la Croix-Rousse ».
Il se fixa en 1894 à Tarare (Rhône).

SOURCES : Arch. Dép. Rhône 4 M 3, 4 M 6, 10 M, 1e mai 1890. — M. Massard, Histoire du Mouvement anarchiste à Lyon, 1880-1894, DES Lyon, 1954.

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