CAUMEAU Louis, Jules

Par Justinien Raymond

Né à Cosne-sur-Loire (Nièvre), le 12 avril 1855 ; mort à Paris le 18 février 1896 ; inhumé à Cosne ; employé. Socialiste possibiliste ; l’essentiel de son action militante se déroula à Paris où il fut vice-président du conseil municipal.

Fils d’agriculteurs, Jules Caumeau fréquenta l’école primaire, puis compléta son instruction par des cours du soir. À l’occasion de l’élection législative de 1885 (cf. Desmergès), qui est le premier effort de démarrage du mouvement socialiste dans la Nièvre, Caumeau mena une solide action de propagande. Cette action se manifesta par la fondation d’un groupe d’études sociales à Nevers, groupe qui recruta surtout parmi des représentants de commerce et des ouvriers ; l’action de ce groupe fut, en fait, très limitée. Lié avec Gambon qui fut, en compagnie de Félix Pyat, le témoin de son mariage, il fut garçon coiffeur puis comptable. Militant à la libre pensée du XIIe arr. et au comité socialiste des originaires de la Loire, il résidait en 1887 avenue Philippe Auguste (Paris, XIe arr.) pour 400 F de loyer annuel puis 212 rue du faubourg Saint-Antoine (Paris, XIIe arr.) pour 300 F de loyer annuel.
Candidat républicain socialiste à Bercy en 1887 où il obtint 16,97 % des voix. Caumeau, qui appartenait au courant possibiliste, représenta en 1890, au congrès de Châtellerault de la FTSF, les groupes du XIIe arr. de Paris et le groupe d’études sociales de Nevers.
En 1890, patronné par la FTS, il fut élu conseiller municipal du XIIe arr. de Paris (Picpus), au deuxième tour du scrutin (il obtint 19,89 % puis 40,70 % des voix). Il fut réélu en 1893 avec 45,05 % des voix dès le 1er tour. Il était entré en 1890 au C.N. de la F.T.S.. Élu vice-président du Conseil municipal en 1894, il paraissait contesté au sein de son arrondissement par des militants de la F.T.S. estimant trop lourd le contrôle qu’il entendait exercer sur les candidatures socialistes dans ce secteur de la capitale. Il mourut à la veille de son renouvellement au conseil municipal en 1896.

Caumeau, suite à une pétition initiée au début de 1892 par le Guidon vélocipédique Parisien demandant la construction d’une piste municipale au bois de Vincennes, s’empara du sujet. Il rédigea un rapport favorable daté du 23 mars 1893 et qu’accepta le Conseil. Pour des questions budgétaires, la réalisation du projet tarda. L.J. Caumeau relança l’idée un an après, le 23 mars 1894. Le conseil reconduisit son accord mais il fallut attendre à nouveau un an avant que le vélodrome municipal soit inauguré le 28 avril 1895. L.J. Caumeau poursuivit son implication jusqu’à être le maître d’œuvre du règlement de la piste de Vincennes.
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Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article78714, notice CAUMEAU Louis, Jules par Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 25 mars 2017.

Par Justinien Raymond

SOURCES : Massé, « Les Partis politiques dans la Nièvre de 1871 à 1906 », Cahiers du Nivernais et du Centre, 1910. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes III, op. cit., pp. 167, 169. — Compère-Morel, Grand Dictionnaire socialiste, p. 101. — Notes biographiques..., op. cit.. — Michel Offerlé, Les socialistes et Paris, 1881-1900. Des communards aux conseillers municipaux, thèse de doctorat d’État en science politique, Paris 1, 1979. — Notes de Alex Poyer.

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