CASTILLON Léon

Né le 31 janvier 1871 à Aniche (Nord) ; Ouvrier verrier ; syndicaliste CGT du Nord ; militant anarchiste.

Ouvrier verrier à Escautpont (Nord), Castillon fut secrétaire général du syndicat des verriers à bouteilles de Fresnes, Bruay et Escautpont (Nord), puis, en 1900, devint secrétaire général du syndicat des verriers du Nord et correspondant du journal Les Verriers. Militant de tendance anarchiste et révolutionnaire, affilié à la CGT, il invita Gustave Hervé à faire des conférences antimilitaristes. En 1906, il appuya la candidature de Mélin aux élections législatives et se livra à de violentes attaques contre le ministre de l’Intérieur. L. Castillon était, en 1912 et depuis 1902, date de la reconstitution de la fédération nationale, membre du bureau fédéral des verriers en tant que secrétaire de la région du Nord.

Le 10 février 1909 il fut condamné solidairement avec Charles Delzant, à 25 fr. d’amende chacun, et 100 fr. de dommages et intérêts pour le directeur de la verrerie d’Arques, pour avoir été l’auteur d’un article publié dans La Voix des Verriers, qualifié de diffamatoire, le traitant de « traine savate, qui avait l’air d’un brigand plutôt que d’un brave homme », que ses ouvriers qualifiés d’esclaves « vivent sous un régie d’iniquité et d’injustice ».

En août 1910, il participa avec Humez* et Andris Achille* au titre de la section fédérale du Nord de la fédération française des travailleurs du verre, à un congrès international des syndicats verriers, convoqué à Paris par la fédération française des travailleurs du verre. (La Voix des Verriers, ).

En 1919, Léon Castillon militait au syndicat du Verre noir. Il représenta son syndicat aux Comité nationaux de la fédération nationale des travailleurs du verre, tenus les 3 et 4 novembre 1919, 5 et 6 mars 1920. En 1920 il était secrétaire de la section fédérale du Nord, comportant 4000 adhérents. Sa situation en fin d’année fit qu’il ne fut plus en mesure de rester à ce poste « qu’il avait tenu avec zèle pendant de longues années », ce que regretta la commission de contrôle réunie à Fresnes-sur-Escaut le 18 novembre 1920, en lui adressant « ses vives félicitations ».

En 1919 il avait 48 ans et habitait à Notre-Dame-du-Bois, hameau de la commune de Bruille-Saint-Amand (Nord), touchant Fresnes-sur-Escaut. Il s’était marié le 1er mai 1899 à Fresnes-sur-escaut (Nord) avec Adolphine Villain.

Voir Delzant Charles

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article78692, notice CASTILLON Léon , version mise en ligne le 14 août 2017, dernière modification le 7 juillet 2019.

SOURCES : Arch. Dép. Nord, M 154/90 et M 598/1. — La CGT, op. cit. — La Voix des Verriers, 1er décembre 1908, 1er janvier 1909, 15 septembre 1910, 15 février 1911, 1er juillet 1912 ; novembre 1919, mars, juin 1920, janvier 1921 (BNF) — l’Humanité, le 8 septembre 1907, 12 septembre 1907)). Notes de Gilles Pichavant.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément