ANGRAND Charles, Théophile [Dictionnaire des anarchistes]

Né le 19 avril 1854 à Criquetot-sur-Ouville (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort le 1er avril 1926 à Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; peintre et dessinateur, de convictions libertaires.

Fils de Charles, Pierre Angrand, instituteur, et de Maria, Élisa Grenier, Charles Angrand lui-même était destiné à l’enseignement. Mais, après de solides études à Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), il fut répétiteur au lycée Corneille, suivit les cours de l’École des Beaux-Arts et choisit d’être peintre. En 1882, il put venir à Paris comme répétiteur au collège Chaptal. Deux ans plus tard, il fondait la Société des Artistes Indépendants. Ami de Seurat, il fut très lié durant trente années avec Henri Cross, Maximilien Luce, Paul Signac...
Après quinze années à Paris, il se retira au Pays de Caux, puis à Rouen. Acquis comme ses amis aux conceptions libertaires, Charles Angrand entretint une correspondance avec Jean Grave, « directeur » des Temps nouveaux, aida financièrement le journal, donna des dessins pour les tombolas qu’organisait Grave, collabora au journal lui-même. Avec Cross et Luce, il illustra Patriotisme-Colonisation, préface d’Élisée Reclus, publié en 1903.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article76981, notice ANGRAND Charles, Théophile [Dictionnaire des anarchistes], version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 11 décembre 2016.

SOURCES : — Correspondance, fonds Jean Grave, déposée à l’IFHS. Thieme und Becker, Dictionnaire général des artistes, de l’antiquité à nos jours, Leipzig. — R.L. Herbert, « Les artistes et l’anarchisme », Le Mouvement social, juillet-septembre 1961. — J. Sutter, Les Néo-Impressionnistes, 1970 (étude de Pierre Angrand). — A. Dardel, L’Étude des dessins dans les journaux anarchistes de 1895 à 1914, Mémoire de Maîtrise, Sorbonne, 1970. — État civil.

ICONOGRAPHIE : Les Néo-Impressionnistes, op. cit., p. 132.