HÉROLD André, Auguste, Martin

Par Gilles Vergnon

Né le 15 octobre 1903 à Crest (Drôme), mort le 12 juin 1971 à Crest ; horloger, militant socialiste et laïque ; secrétaire adjoint de la fédération socialiste de la Drôme (octobre 1944-mars 1945), adjoint au maire de Crest (1947-1953), trésorier du CDL de la Drôme (1944-1946), membre du Conseil de l’ordre du Grand Orient de France (1948-1951).

André Hérold est issu d’une famille d’horlogers de Crest, dans la vallée de la Drôme. Son père, Jean-Martin Hérold était franc-maçon et militant de la Ligue des droits de l’Homme. André Hérold adhéra à la SFIO et à la Ligue des droits de l’Homme pendant ses études, de 1919 à 1922 à l’École nationale professionnelle de Voiron (Isère), avant de travailler dans l’horlogerie familiale. Il entra à son tour en franc-maçonnerie, dès 1925, dans la loge « L’Humanité de la Drôme » du Grand Orient de France, la plus importante du département. Membre en 1942 du noyau départemental du mouvement « Combat », il fut brièvement emprisonné, suite au dépôt par son père, le 14 juillet 1942, d’une gerbe au monument à la mémoire des Insurgés au coup d’État du 2 décembre 1851. Son père fut alors envoyé en résidence surveillée à Montbrun, au sud du département. Membre du CDL de la Drôme, où il occupa les fonctions de trésorier au titre des MUR, André Hérold en devint, avec Fernand Bouchier*, socialiste et maçon comme lui, l’un des piliers, utilisant sa connaissance exceptionnelle du tissu socio-politique départemental pour installer les comités locaux de libération. Conseiller municipal de Crest, élu sur la liste de Louis Vallon (1945-1947), il fut premier adjoint dans la municipalité de Charles Armorin (1947-1953), puis à nouveau conseiller de 1953 à 1959. André Hérold fut brièvement secrétaire-adjoint de la fédération socialiste, d’octobre 1944 à mars 1945. Il fut ensuite vice-président de la fédération départementale des Combattants volontaires de la Résistance, mais se consacra surtout à la vie maçonnique (Vénérable de sa loge en 1946, participant en 1953 à la renaissance de la loge « En Avant » de Montélimar, il fut membre de 1948 à 1951 du Conseil de l’ordre) et à l’activité laïque, comme président départemental du « Sou des écoles laïques », et militant de la Libre pensée.

Une rue de Crest porte son nom depuis 1972.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article76475, notice HÉROLD André, Auguste, Martin par Gilles Vergnon, version mise en ligne le 28 février 2010, dernière modification le 28 février 2010.

Par Gilles Vergnon

SOURCES : Archives municipales de Crest. — Presse locale. — Patrick Martin, La Résistance dans la Drôme, thèse, Paris IV, 2002. — Jean-Pierre Poret, La Franc-Maçonnerie en Drome-Ardèche, Valence, E&R, 1999 ; DVDROM de l’AERI, La Résistance dans la Drôme-le Vercors, 2007. —Informations de Pierre et Jean-Marie Hérold.

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