GOBLOT Marie

Par Jean Reynaud

Née le 5 novembre 1932 à Strasbourg (Bas-Rhin), morte le 4 octobre 2015 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; professeure ; militante syndicaliste, co-secrétaire de la section académique d’Aix-Marseille du SNES et de la section départementale des Bouches-du-Rhône de la FEN ; militante communiste.

Marie Goblot
Marie Goblot
Congrès du SNES 1973 (coll. IRHSES)

Marie Goblot était née dans une famille d’enseignants. Son grand-père paternel, Edmond Goblot, était professeur de philosophie à la faculté des lettres de Lyon (Rhône) ; son père, François Goblot, professeur de philosophie au lycée de Mâcon (Saône-et-Loire) puis au lycée du Parc à Lyon, était dirigeant des Cahiers pédagogiques ; deux de ses quatre frères furent professeurs dans l’enseignement supérieur, dont Jean-Jacques Goblot, militant du SNESup à Lyon, où il intervint notamment lors de l’affaire Faurisson.

Marie Goblot fit ses études secondaires aux lycées de Mâcon et de Lyon puis ses études supérieures à la faculté des lettres de Lyon. Elle réussit le concours du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement de second degré en 1956, fut certifiée stagiaire au lycée de filles de Saint-Etienne (Loire) (1956-1957), puis fut nommée professeur au lycée de Firminy (Loire) (1957-1958). Elle prit ensuite, en 1958-1959, une année de congé pour préparer l’agrégation des lettres à laquelle elle fut admise en 1959. Ayant refusé son affectation en Algérie, elle perdit le bénéfice de son admission au concours de l’agrégation et se retrouva comme professeur certifiée au lycée d’Alès (Gard) (1959-1962). Son titre d’agrégée ne lui fut rendu qu’après les accords d’Evian, à Alès (1962-1963).

Marie Goblot fut ensuite nommée au lycée Périer de Marseille en 1963, où elle fut la collègue de Joseph, Émile Dunand. Elle y demeura jusqu’à sa maladie. Ayant épuisé les congés auxquels elle avait droit, y compris six mois de mi-temps thérapeutique, elle fut mise en retraite pour invalidité en 1990.

Etudiante, Marie Goblot militait à l’Union nationale des étudiants de France, fut membre du bureau de l’Association Générale des étudiants de Lyon.
Engagée au Syndicat national des enseignements de second degré sur les positions du courant Unité et Action, elle succéda à Dunand, d’abord comme secrétaire départementale des Bouches-du-Rhône, puis comme co-secrétaire de la section académique d’Aix-Marseille avec Jean Reynaud. Membre suppléante de la commission administrative nationale du SNES (1971-1975), elle intervenait régulièrement dans ses réunions et lors des congrès nationaux. Elle allait devenir secrétaire académique du SNES lorsqu’elle fut frappée par la maladie.
Elle fut aussi secrétaire adjointe de la section départementale de la FEN des Bouches-du-Rhône, assurant en outre pendant plusieurs années la charge de son administration.

Militante du SNES et de la FEN au quotidien, unanimement appréciée, elle fut membre de la commission administrative paritaire académique des agrégés, membre du Conseil académique, et seule membre du SNES de la commission de réforme à l’Inspection académique des Bouches-du-Rhône, où elle eut l’occasion de défendre, avec succès, plusieurs surveillants.

En 1968-1969, elle adhéra à l’Association française des enseignants de Français, de la maternelle à l’Université, qu’elle jugeait plus intéressante que la « Franco-Ancienne » des professeurs de lettres classiques, plutôt réactionnaire.

Marie Goblot prit part à tous les combats pour la Paix (Indochine, Algérie, Vietnam). Elle avait milité au PCF depuis les années 1950 jusqu’en 1977, au moment de la guerre menée par l’URSS en Afghanistan.

Le 6 octobre 2015, dans son carnet, l‘Humanité annonçait son décès.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article76234, notice GOBLOT Marie par Jean Reynaud, version mise en ligne le 7 février 2010, dernière modification le 18 octobre 2015.

Par Jean Reynaud

Marie Goblot
Marie Goblot
Congrès du SNES 1973 (coll. IRHSES)

SOURCES : Archives syndicales. — Renseignements fournis par l’intéressée. — Notes d’Alain Dalançon.

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