MONIER Fernand. Pseudonyme à Moscou : OLIVE Michel (DBK)

Par Claude Pennetier

Né le 23 mai 1913 à Connaux (Gard), mort en novembre 1997 ; boulanger ; élève de l’École léniniste internationale en Bachkirie de 1941 à 1943.

Fils d’un boulanger, propriétaire d’une boutique de campagne, d’opinions socialiste. Lui-même boulanger dans le Gard depuis 1925, titulaire du CEP, Fernand Monier fit son service militaire en1934-1935. Membre du Parti socialiste depuis 1935, il adhéra au Parti communiste fin 1936 et fut un militant actif. Il était marié avec Lucienne Combaluzier, couturière. Ses deux frères furent des militants : Louis, né en 1915, ouvrier agricole, secrétaire de celle communiste ; René, boulanger, membre du Parti communiste.

Mobilisé en août 1939, fait prisonnier de guerre par les Allemands, évadé, il fut récupéré par l’Armée rouge vers avril 1941. Il séjourna dans une camp jusqu’en septembre 1941. Il fit connaître son appartenance au Parti communiste et put ainsi faire partie de la trentaine de Français qui suivirent les cours de l’École léniniste internationale en Bachkirie de 1941 à 1942 sous le contrôle d’André Marty et avec le pseudonyme de Michel Olive. Lui-même y resta neuf mois. Lors d’une séance d’autocritique, il déclara « Malgré quelques succès dans les études, j’ai des faiblesses pour ce qui est de l’aide aux camardes de mon sous-groupe. Question discipline, je suis allé me baigner aujourd’hui, mais je considère que c’est nécessaire au point de vue santé. ». (Crémieux-Brilhac, p. 306) Le Komintern jugeait que "son attitude au camp et durant la scolarité est positive", il était "Studieux. A grandi. Discipliné. Modeste". Il fut mit à disposition de l’Institut 100 puis de l’Institut 205 (qui prolongeait l’administration du Komintern) .

Il y fit la connaissance de Barbero Maruja Martinez, née en 1923, espagnole ayant fait des études supérieures, dactylo. Ils se marièrent en 1944.

Il revint en France en août 1945 et fut un militant communiste actif du Gard. Un dirigeant dira plus tard qu’il n’avait pas occupé de fonction importante en raison de sa proximité avec André Marty (témoignage de sa fille).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article75843, notice MONIER Fernand. Pseudonyme à Moscou : OLIVE Michel (DBK) par Claude Pennetier, version mise en ligne le 8 janvier 2010, dernière modification le 2 février 2010.

Par Claude Pennetier

SOURCE : RGASPI, 495 270 1974 : deux autobiographies de 1940 et 1941 ; documents transcrits par Macha Tournié. — Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Prisonniers de la liberté. L’odyssée des 218 évadés par l’URSS, 1940-1941, Témoins, Gallimard, 2004. — Témoignage de sa fille, Josette Chambon.

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