PICTON-TURBERVILLE Edith

Née le 13 juin 1872 à Fownhope, Herefordshire ; morte le 31 août 1960 à Cheltenham, Gloucestershire ; socialiste, député.

Edith Picton-Turberville appartenait à une vieille famille de la gentry et ses convictions travaillistes l’ont placée en opposition ouverte avec son milieu, cependant qu’elle gardait durant toute sa vie des convictions religieuses profondes.

Edith Picton-Turberville avait vingt-huit ans quand elle est partie en Inde pour travailler avec la YWCA. Lorsqu’elle rentre définitivement en Angleterre en 1909, elle est placée à la tête du secteur international du mouvement ; plus tard elle continuera de garder des liens avec la YWCA.

C’est probablement pendant la Première Guerre mondiale qu’elle se convertit au socialisme sous l’influence de personnalités telles que Margaret Bondfield* et George Lansbury*. Elle s’inscrit au Labour en 1919 et se présente une première fois aux élections législatives de 1922. Après deux échecs successifs, elle est élue en 1929. Le Parlement compte alors quatorze femmes seulement sur plus de six cents députés. Edith Picton-Turberville affiche un féminisme modéré mais elle dénonce le statut d’infériorité dont souffrent les femmes. En particulier elle plaide pour l’accession des femmes à la prêtrise. En politique, elle fait aussi preuve de modération et elle admire Ramsay MacDonald*, du moins jusqu’à la défection de celui-ci. Elle perd son siège en 1931 et abandonne définitivement la députation. Dans les années qui précèdent la guerre, elle voyage beaucoup.

A partir de 1940, elle s’installe à Cheltenham où elle continue d’écrire, de donner des conférences et d’accorder son soutien à de multiples œuvres. Elle meurt âgée de quatre-vingt-huit ans. De caractère énergique, et en même temps d’une grande cordialité, Edith Picton-Turberville avait de nombreux amis dans les divers milieux qu’elle fréquentait.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article75771, notice PICTON-TURBERVILLE Edith, version mise en ligne le 7 janvier 2010, dernière modification le 5 août 2016.

ŒUVRE : Woman and the Church (La femme dans l’Église) avec B.H. Streeter, Londres, 1917. — Christ and Woman’s Power (Le Christ et la place de la femme), introduction de Lady Frances Balfour, Londres, 1919. — Christ and International Life (Le Christ et la vie internationale), Londres, 1921. — Life is good : an autobiography (La vie est belle), Londres, 1939. — In the Land of my Fathers (Au pays de mes ancêtres), Cardiff, 1946.

BIBLIOGRAPHIE : G.A. Greenwood, « A Woman on the Track of Slavery », Great Thoughts, octobre 1936. — Who Was Who, 1951-1960. — Joyce Bellamy, John Saville (éd.), Dictionary of Labour Biography, t. IV.

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