HICKS Georges [HICKS Ernest George]

Né le 13 mai 1879 à Vbrnham Dean, Hampshire ; mort le 19 juillet 1954 à Surbiton, Surrey ; dirigeant syndical et député travailliste.

Fils d’un maçon, George Hicks quitte l’école primaire à onze ans pour commencer de travailler comme manœuvre en bâtiment ; d’abord plâtrier il devient briqueteur. Il suit des cours du soir et dès qu’il a dix-sept ans, il adhère à l’Union des briqueteurs ; on lui confie diverses responsabilités et même en 1919, il est élu secrétaire général ; cette année-là il devient aussi président de la jeune Fédération nationale des ouvriers du bâtiment (National Federation of Building Trades Operatives). Dans l’immédiate avant-guerre, Hicks était un tenant du syndicalisme révolutionnaire et il affichait des idées marxistes. Mais pendant la guerre, il est gagné au socialisme de guilde et dans les premières années de la NFBTO, il soutient les guildes du bâtiment ; cependant quand, vers la fin de 1922, les guildes aboutissent à un fiasco, il donne la priorité absolue à la sécurité financière de la fédération.

À partir de 1921, il est secrétaire général de l’Amalgamated Union of British Trade Workers, organisation qu’il avait contribué à créer. Parvenu à la tête d’un des plus importants trade-unions, il se range parmi les principaux dirigeants syndicaux de l’entre-deux-guerres. Il étend le champ de ses activités au plan international et on le trouve à l’origine d’un projet d’alliance avec les syndicats soviétiques ; il se rend à Moscou en 1925.

Membre du conseil général du TUC de 1921 à 1940, il préside le congrès en 1926-1927. En 1927, dans son discours présidentiel – préparé avec la collaboration de Walter Citrine*, le secrétaire général du TUC – il déplore l’absence d’un organisme de consultation entre organisations patronales et organisations syndicales, ce qui encourage la tentative de Sir Alfred Mond, l’un des grands patrons britanniques, d’ouvrir des négociations patronat-syndicats sur le problème des relations industrielles. L’initiative est vivement combattue par les syndicalistes de gauche, en particulier le dirigeant mineur Arthur Cook* et du coup Hicks, qui reste influencé par les opinions de gauche de sa jeunesse, même si elles se sont atténuées, retire son soutien au projet TUC - Mond (les négociations ne s’en ouvrent pas moins).

En 1941, Hicks quitte son poste de secrétaire général de l’AUBTW. Il avait débuté dans la carrière parlementaire en avril 1931 comme député d’une circonscription de Londres, East Woolwich, et il siège au Parlement jusqu’an 1950. Dans le gouvernement d’union nationale présidé par Churchill, il est secrétaire parlementaire du ministre des Travaux Publics (1940-1945) et participe à ce titre à divers comités et formations gouvernementales. On le trouve aussi au conseil général de la Fédération internationale des syndicats. En 1946, on lui confère le CBE (Commander of the British Empire).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article75647, notice HICKS Georges [HICKS Ernest George], version mise en ligne le 5 janvier 2010, dernière modification le 5 janvier 2010.

ŒUVRE : Hicks a écrit de multiples brochures ainsi que la préface de l’édition de 1927 du célèbre roman socialiste de Robert Tressell, The Ragged Trousered Philanthropists.

BIBLIOGRAPHIE : R.W. Postgate, The Builders’ History, Londres, 1923. — Times, 20 juillet 1954. — Who Was Who, 1951-1960. — Lord Citrine, Men and Work : an autobiography, Londres, 1964. — F. Matthews, « The Building Guilds », Essays in Labour History, 1886-1923, vol. 2, A. Briggs et J. Saville eds, Londres, 1971. — B. Holton, British Syndicalism, 1900-1914, Londres, 1976. — G. Phillips, The General Strike, Londres, 1976. — Dictionary of National Biography, 1951-1960.

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