HAMERLAK Wladislas

Par Jean-Pierre Besse

Né le 27 novembre 1888 à Jawicgerwice (Pologne), mort en déportation le 10 avril 1944 à Dachau ; mineur ; membre des Brigades internationales ; résistant FTP-MOI dans le Tarn ; déporté.

Marie et Wladislas Hamerlak
Marie et Wladislas Hamerlak

Wladislaw Hamerlak arriva en France en 1924, il était déjà marié et père de cinq enfants. Il travailla aussitôt dans les mines du Gard puis vint dans le Tarn. Il était domicilié à Blaye-les-Mines.

Il s’engagea dans les Brigades internationales et fut commissaire politique de compagnie dans la Brigade Dombrowski.

Après la défaite de 1940, il joua un rôle important dans la reconstitution clandestine du PC dans le bassin minier du Tarn en particulier parmi les mineurs d’origine polonaise. Il fit partie du triangle de direction, avec Stéfan Przenioslo et S. Laskawiec, constitué en 1942 à la demande de Rudolf Larysz, délégué par la direction nationale.

A l’automne 1942, il devint responsable politique des groupes polonais du Tarn et fournissait aux FTP-MOI de Haute-Garonne les explosifs. C’est ainsi qu’il participa à l’enlèvement de deux tonnes d’explosifs à la poudrerie des mines de plomb de Peyrebrune en janvier 1944. Il avait été muté pendant le deuxième semestre 1943 dans l’Aube.

Il fut arrêté le 4 avril 1944 en même temps que son fils Tadeusz, né le 5 février 1924 à Brzerszose (Pologne), Stéfan Przenioslo et que le secrétaire de mairie de Blaye-les-Mines, Abel Bouzinac.

Interrogés à Toulouse puis incarcérés à la prison Saint-Michel, ils furent tous déportés dans le "train fantôme" parti le 3 juillet 1944 de Toulouse et qui, après un long périple, y repassa le 10 août 1944 avant d’atteindre Dachau le 28 août 1944.

Abel Bouzinac mourut à Dachau le 21 février 1945, Tadeusz Hamerlak et Stéfan Przelioslo réussirent à s’évader le 24 août à Montigny-le-Roi (Haute-Marne) lors du transport.

Wladislaw Hamerlak mourut lui à Dachau.

Revenu dans le Tarn, Tadeusz qui travaillait avant son arrestation comme saigneur aux abattoirs entra à la mine. Il mourut en 1997 à Saint-Benoît-de Carmaux.

Une fille de Wladislas, Eugénie, née le 22 février 1926, participa à la Résistance comme agent de liaison sous le pseudonyme de Sophie, arrêtée, déportée le 30 juillet 1944, au départ de Toulouse vers Ravensbrück, elle revint de déportation puis retourna en Pologne où selon son neveu elle épousa un ambassadeur.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article75611, notice HAMERLAK Wladislas par Jean-Pierre Besse, version mise en ligne le 2 janvier 2010, dernière modification le 18 juillet 2015.

Par Jean-Pierre Besse

Marie et Wladislas Hamerlak
Marie et Wladislas Hamerlak
Tadeusz Hamerlak
Tadeusz Hamerlak

SOURCES : Jean-Yves Boursier, La guerre des partisans dans le Sud-Ouest de la France 1942-1944, 35e Brigade FTP-MOI, L’Harmattan, 1992. — La Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Le livre mémorial... op. cit. — Témoignage de Jacques Hamerlak, fils de Tadeusz et petit fils de Wladislas. — Documentation fournie par la mairie de Blaye-les-Mines (en particulier le témoignage de Stéfan Przenioslo).

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