GIRAULT Camille, Fernand, Ernest

Par Alain Dalançon, Jacques Girault

Né le 28 avril 1901 à Montigny-Lencoup (Seine-et-Marne), mort le 17 janvier 1981 à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) ; professeur ; militant syndicaliste du SNEPS, du SNCM, puis du SNES, membre du bureau national (1949-1958), membre du CESD et du CSEN.

Congrès national du SNES à Besançon en 1955. Camille Girault au 1er plan. À la même table en face de lui, de droite à gauche : Reichen, Mas, Drouadaine. À la table du fond, au centre Guilbert et en face de lui de droite à gauche : Jacqueline Marchand, Matton, Moeglin.
Congrès national du SNES à Besançon en 1955. Camille Girault au 1er plan. À la même table en face de lui, de droite à gauche : Reichen, Mas, Drouadaine. À la table du fond, au centre Guilbert et en face de lui de droite à gauche : Jacqueline Marchand, Matton, Moeglin.
Arch. IRHSES.

Fils d’Amédée Girault, chef-cantonnier, et d’Estelle Merlot, épicière, Camille Girault entra à l’École normale d’instituteurs de Melun (Seine-et-Marne) en 1917. Il commença sa carrière comme instituteur en 1920 à l’école des pupilles à Champagne-sur-Seine. Il effectua trois années supplémentaires d’études à l’École normale d’instituteurs de Grenoble (Isère) à partir d’octobre 1920. Il bénéficiait de deux années de bourse, mais avec la création du certificat d’aptitude au professorat des écoles normales et des écoles primaires supérieures en deux parties, n’ayant pas été admis à présenter les épreuves de la deuxième partie en raison du service militaire, il obtint une bourse pour une 6e année de scolarité. Parallèlement, inscrit à la Faculté des Sciences de Grenoble, après avoir été reçu au diplôme d’ingénieur de l’Institut d’électronique en 1922, il obtint des certificats de licence en 1923 (mathématiques générales, physique industrielle).

Camille Girault accomplit son service militaire dans le Génie (novembre 1923-avril 1925), détaché dans une compagnie d’électromécaniciens à l’École militaire du génie à Versailles (Seine-et-Oise, Yvelines).

Il se maria le 27 mars 1926 à Grenoble avec Gabrielle Cordey avec laquelle il eut deux enfants.

Camille Girault fut nommé professeur de sciences à l’EPS d’Embrun (Hautes-Alpes) en 1925, puis à celle du Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) où il enseigna de 1927 à 1937. Il souhaitait être nommé à Paris et écrivit, en 1931, au président de la commission de l’enseignement de la Chambre des députés pour protester contre des nominations à Paris de collègues, non-syndiqués, arrivés derrière lui au concours. Il obtint un poste de directeur d’études en dessin géométrique à l’EPS de la ville de Paris Jean-Baptiste Say, en 1937.

Il militait alors au Syndicat national des EPS affilié à la FGE-CGT. Il se distingua au congrès national de 1938, en refusant que la discussion s’engage sur le cadre unique.

Mobilisé en septembre 1939, il fut démobilisé à Marvejols (Lozère) en août 1940. À son retour, il fut affecté dans son établissement, devenu collège, sur un poste de sciences appliquées. Engagé dans la Résistance, il fit partie en août et septembre 1944, de l’état-major des FFI, comme chef du service Alsace-Lorraine.

Toujours professeur à Jean-Baptiste Say à la Libération, puis professeur en classe préparatoire aux concours de Navale-mécaniciens, ingénieurs militaires de armée de l’Air, physique et chimie Paris, Camille Girault milita alors au nouveau Syndicat national des collèges modernes et fut membre de sa commission administrative nationale jusqu’à sa fusion en 1949 avec le Syndicat national de l’enseignement secondaire (SNES). Il devint alors membre de la CA nationale du nouveau SNES (classique et moderne) sur la liste autonome avec notamment Henri Maunoury et [Robert Laforêt->134484, et le demeura jusqu’en 1958, tout en siégeant au bureau national. Il y occupa diverses fonctions : responsable des constructions scolaires en 1950-1951, des questions juridiques en 1955-56, des archives et de la Commission laïque en 1956-1958.

Il était surtout élu au Conseil de l’enseignement de second degré de 1954 à 1966, au Conseil supérieur de l’Éducation nationale de 1956 à 1966, au Conseil académique, tout en étant élu commissaire paritaire national suppléant en 1958, 1961 et élu titulaire en 1963.

Muté au lycée Janson de Sailly à Paris comme professeur de dessin industriel en 1958, Camille Girault y prit sa retraite en septembre 1963.

En activité, il habitait à Paris, rue Isabey (XVIe arr.) et, la retraire venue, à Montigny-Lencoup, sa commune de naissance.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article75535, notice GIRAULT Camille, Fernand, Ernest par Alain Dalançon, Jacques Girault, version mise en ligne le 22 décembre 2009, dernière modification le 6 janvier 2018.

Par Alain Dalançon, Jacques Girault

Congrès national du SNES à Besançon en 1955. Camille Girault au 1er plan. À la même table en face de lui, de droite à gauche : Reichen, Mas, Drouadaine. À la table du fond, au centre Guilbert et en face de lui de droite à gauche : Jacqueline Marchand, Matton, Moeglin.
Congrès national du SNES à Besançon en 1955. Camille Girault au 1er plan. À la même table en face de lui, de droite à gauche : Reichen, Mas, Drouadaine. À la table du fond, au centre Guilbert et en face de lui de droite à gauche : Jacqueline Marchand, Matton, Moeglin.
Arch. IRHSES.
Camille Girault
Camille Girault

SOURCES : Arch. Nat., F17/ 28145. — Arch. de l’IRHSES (Bulletins du SNEPS, du SNCM, L’Université syndicaliste, CA et congrès). — État civil.

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