FLEMING George Alexander

Né en 1808 à Berwick-upon-Tweed, Northumberland ; mort le 2 mai 1878 à Londres (Lambeth) ; socialiste owenien.

Fleming, qui a consacré la première partie de sa vie à la cause ouvrière, s’est fait connaître d’une part par ses campagnes en faveur de la législation du travail (Factory Movement) — en particulier pour la limitation de la journée du travail (Ten Hours Movement) — d’autre part, en tant qu’animateur entre 1835 à 1846 du mouvement coopérateur. Disciple d’Owen*, il adopte des positions spiritualistes et ne partage pas le rationalisme athée d’Holyoake* et d’autres oweniens. De juin 1837 à novembre 1845, il est le rédacteur en chef du New Moral World (Nouveau monde moral), l’organe des owenistes. Quand ce périodique est vendu à un sympathisant, James Hill, Fleming revendique la propriété du titre et de la clientèle, mais il échoue dans sa tentative pour faire paraître un autre journal, le Moral World, dont l’existence est éphémère.

Fleming est à l’origine de la pénétration du socialisme oweniste à Rochdale, à l’occasion d’une réunion de propagande qu’il tient en 1837 dans la chapelle unitarienne de Clover Street. Le 3 novembre 1839, c’est lui qui prononce le discours inaugural du hall de la science d’Huddersfield. En 1845, Fleming soutient le nouveau départ du mouvement trade-unioniste. Les trade unions, jusque-là dispersés, se regroupent dans l’Association nationale pour la protection du travail (National Association of United Trades for the Protection of Labour) et l’Association nationale pour l’emploi (National United Trades Association for the Employment of Labour). Le but de cette dernière organisation est de procurer du travail aux ouvriers en grève ou victimes de lock-out. Fleming représente la première de ces associations auprès du comité de l’Agence coopérative centrale (Central Co-operative Agency).

Au début des années 1850, Fleming se retire de toutes ses activités sans que l’on sache le motif. Il entre comme journaliste au Morning Advertiser dont il demeure jusqu’à sa mort le correspondant parlementaire. Il s’intéresse au développement de la presse, joue un rôle important dans la création de la South London Press et plus tard, fréquente régulièrement les lieux favoris des journalistes londoniens, le Discussion Hall de Shoe Lane et le Forum de Fleet Street. Il y prend souvent la parole, et continue de soutenir les théories qu’il avait défendues dans sa vie militante. Holyoake a rendu hommage à Fleming en disant de lui qu’il « était toujours aux avant-postes dans les moments difficiles ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article75423, notice FLEMING George Alexander, version mise en ligne le 12 décembre 2009, dernière modification le 12 décembre 2009.

ŒUVRE ET BIBLIOGRAPHIE : En plus de nombreux articles, certains des discours de Fleming ont également été publiés. — G.J. Holyoake, History of Co-operation, Londres, 1906. —G.D.H. Cole, A Century of Co-operation, Manchester, [1945 ?]. — J.F.C. Harrison, Robert Owen and the Owenites in Britain and America, Londres, 1969.

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