GILLY Michel

Par Gérard Boëldieu, Jacques Girault

Né 29 novembre 1932 à Noyon (Oise) ; instituteur ; syndicaliste de la Sarthe.

Fils d’épiciers installés à Villedieu-le-Château (Loir-et-Cher), aux confins de la Sarthe et de l’Indre-et-Loire, Michel Gilly, après avoir fréquenté le cours complémentaire de Saint-Calais (Sarthe), entra à l’Ècole normale d’instituteurs du Mans (Sarthe) en 1947. Major de sa promotion, il débuta sa carrière d’instituteur au cours complémentaire de Loué où il resta deux années scolaires au début des années 1950. Après son service militaire, il enseigna dans la Sarthe, d’abord en 1955-1956 au centre pour réadaptation de délinquants mineurs (de 7 à 16 ans) Montjoie de Saint-Gervais-de-Vic (canton de Saint-Calais), puis, pendant quatre années scolaires, au collège Pierre-Philippeaux, au Mans.

Adhérent au Syndicat national des instituteurs en 1947, secrétaire de la commission départementale des jeunes de la FEN-CGT, Gilly fut élu en 1951 membre du bureau de la section départementale du SNI dirigée par le courant “autonome”. Le 19 juin 1952, lors d’une assemblée générale de la section, dans le contexte d’une grève lancée par l’École normale d’instituteurs du Mans, suivie par une vingtaine d’autres, il s’inscrivit dans la discussion sur les revendications des jeunes instituteurs (stagiaires, 6e classe, suppléants et intérimaires).

A l’école normale, Gilly était le secrétaire du cercle Langevin de l’Union de la jeunesse républicaine de France, responsable de la diffusion de l’Avant-Garde. Membre du Parti communiste français depuis avril 1950, il était en 1952 membre du secrétariat de la section communiste de Loué, responsable de l’organisation. Membre du comité de la fédération communiste, il ne fut pas réélu lors de la conférence fédérale de 1954 puisqu’il accomplissait son service militaire.

Gilly se maria en décembre 1958 au Mans.

À la rentrée de 1960, Gilly obtint un détachement à l’Institut de psychologie de la Sorbonne à Paris sous la direction de René Zazzo* dont il devint un des collaborateurs. Après avoir soutenu sa thèse de doctorat, il devint professeur de psychologie à l’Université de Provence à Aix-en-Provence. Il quitta le PCF en 1969.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article75252, notice GILLY Michel par Gérard Boëldieu, Jacques Girault, version mise en ligne le 3 décembre 2009, dernière modification le 5 juillet 2010.

Par Gérard Boëldieu, Jacques Girault

ŒUVRES (principaux ouvrages) :
- Avec Zazzo (René) et Verba-Rad (Mina), Nouvelle échelle métrique de l’intelligence : test de développement mental pour enfants de trois à quatorze ans, Paris, A. Colin, 1966 et Issy-les-Moulineaux, EAP, 1985.
- Bon élève, mauvais élève. Recherche sur les déterminants des différences de réussite scolaire à conditions égales d’intelligence et de milieu social, préface de R. Zazzo, Paris, A.Colin, 1969.
- Maître-élève : rôles institutionnels et représentations, Paris, PUF, Pédagogie d’aujourd’hui, 1980.
- Direction, en collaboration, Perceptions of teaching primary school teachers in England and France, London, cassell PLC, 1993.
- Direction, en collaboration, Apprendre dans l’interaction : analyse des médiations sémiotiques, Nancy, Presses universitaires, Publications de l’Université de Provence, 1999.

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Archives de l’École normale d’instituteurs du Mans. — Bulletin de l’Enseignement primaire de la Sarthe. — L’Instituteur syndicaliste, bulletin de la section sarthoise du SNI. — Renseignements fournis par l’intéressé et par deux anciens de l’École normale d’instituteurs du Mans : Jean Kervella et Christian Rouby.

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