GLEIZES Albert

Par Nicole Racine

Né le 8 décembre 1881 à Paris, mort le 23 juin 1953 ; peintre ; participe à l’Abbaye de Créteil ; collaborateur de Clarté (1919-1921).

Né de Sylvain Gleizes, directeur d’atelier de dessin, Albert Gleizes, qui devait s’affirmer en 1912 comme théoricien du cubisme (avec Le Cubisme, écrit en collaboration avec Jean Metzinger) s’était, dès 1905, intéressé au sort de l’artiste dans la société moderne. À cette date il avait fondé l’Association Ernest Renan. Il s’investit dans l’éducation populaire et notamment en 1905 pour les Universités populaires. L’idée que, pour sauvegarder son indépendance, l’artiste devait avoir un métier, le conduisit à participer à l’expérience de l’Abbaye de Créteil, « association fraternelle d’artistes », dont il fut un des fondateurs à la Noël 1906 avec Charles Vildrac, René Arcos, Georges Duhamel, Alexandre Mercereau, Henri-Martin Barzun. Albert Gleizes vécut l’aventure de l’Abbaye de Créteil jusqu’à la fin en 1908 et il y composa de nombreux dessins et peintures. De 1909 à 1920, Albert Gleizes se fit connaître comme peintre cubiste. Mobilisé en 1914, réformé en 1915, il partit pour New York où il resta jusqu’en 1919. De retour en France, attiré par le communisme naissant, il collabora à Clarté d’Henri Barbusse ; ainsi donna-t-il à Clarté une série d’articles, « Vers une époque de bâtisseurs ». De plus, la revue publia en 1921-1922 quelques uns de ses dessins.

En 1921, Albert Gleizes devint membre du Comité directeur des Unions intellectuelles fondées par Charles de Rohan.
En 1927, il fonda, au village de Sablons, face à Serrières-d’Ardèche, un comité d’artistes et d’artisans à Moly-Sabata (Isère), « Groupes agricoles et artisanaux », réminiscence de l’Abbaye de Créteil, sur la base des métiers manuels. L’inspiration d’Albert Gleizes, qui était revenu progressivement depuis 1919 à la foi chrétienne, retournait de plus en plus aux sources religieuses et il allait ainsi attacher son nom à la rénovation de l’art sacré.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article74781, notice GLEIZES Albert par Nicole Racine, version mise en ligne le 14 octobre 2009, dernière modification le 7 juin 2012.

Par Nicole Racine

OEUVRE ÉCRITE CHOISIE : « Vers une époque de bâtisseurs », Clarté, 20 mars, 3 avril, 17 avril, 26 juin 1920.

SOURCES : Ch. Sénéchal, L’Abbaye de Créteil, A. Delpeuch, 1930, 151 p. — Présence d’Albert Gleizes. Préf. de Jean Cassou*. Abbaye Ste-Marie de la Pierre qui vive, 1951, 71 p. — Albert Gleizes, Atelier de la Rose, 1954, 137 p. — Cahiers Albert Gleizes, n° 1, 1957, 40 p. (Souvenirs d’A. Gleizes sur le cubisme, 1908-1914. Exposition A. Gleizes à Londres en 1956). — A. Gleizes 1881-1953, musée Calvet, Avignon, printemps-été 1962, 20 p. — A. Gleizes, 1881-1953, musée Roybet-Fould, du 6 novembre au 20 décembre 1971, Courbevoie. Préface par René Jullian, 1971, 27 p.

ICONOGRAPHIE : Ch. Sénéchal, L’Abbaye de Créteil, op. cit. — Présence d’A. Gleizes, op. cit.

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