PEYTAVIN Madeleine

Née le 14 avril 1941 à Trégrom (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor) ; employée de la SNCF ; syndicaliste CGT ; responsable de la commission Activités sociales du secteur de Paris-Saint-Lazare.

À sa naisssance son père était boulanger ; il travailla ensuite dans une ferme où Madeleine, après le CEP, aida sa famille. Son père était anticlérical et sa mère, de gauche mais catholique. À l’automne 1960, Madeleine partit à Paris, fut manutentionnaire, vendeuse, caissière puis, pendant deux mois, employée d’hôpital. C’est dans ce dernier poste qu’elle adhéra à la CGT. La lecture du Talon de fer de Jack London avait été déterminante dans son engagement social. Elle avait rejoint le Parti communiste peu après son arrivée à Paris, sous l’influence de parents. Elle entra, par concours, à la SNCF dans le secteur Ouest.
Employée à la division du personnel à la gare Saint-Lazare, elle se maria avec René Peytavin, secrétaire général du syndicat Paris-Ouest-Rive droite avec qui elle eut un fils ; elle divorça. Madeleine Peytavin fut signalée par la police : « connue comme militante du Parti communiste. A participé à une assemblée féminine organisée par le PCF sur le thème : "Pour que ça change dans la vie comme au travail" ». Ses responsabilité syndicales concernaient les « retraités », les « femmes », les « bureaux ». Elle était responsable de la commission Activités sociales du secteur de Paris-Saint-Lazare en octobre 1972 et prit diverses initiatives dans le domaine culturel, en particulier pour la mémoire du syndicalisme cheminot.
Après son départ à la retraite, elle devint la cheville ouvrière de l’Institut CGT d’histoire sociale des cheminots.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article7474, notice PEYTAVIN Madeleine, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 29 décembre 2011.

SOURCES : Arch. PPo, SNCF S25. — Arch. Fédération CGT des cheminots. — Notes de Jean-Pierre Bonnet.

Version imprimable Signaler un complément