GALIN Marcel, Dominique

Par Jean-Michel Brabant, Claude Pennetier, Gilles Morin

Né le 19 novembre 1906 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort le 18 août 1998 à Nantes (Loire-Atlantique) ; chargeur ambulant des PTT ; syndicaliste unitaire (CGTU) des PTT, militant communiste puis trotskiste de Créteil (Seine, Val-de-Marne).

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Fils de Guillaume Galin, saper pompier, et de Valérie Espitalier, cuisinière, Marcel Galin s’était marié le 15 juin 1935 à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne) avec Noëlle Laurent et était père d’un enfant en 1942.

Chargeur ambulant des PTT à la ligne Paris-Lyon-Méditerranée, Marcel Galin était membre de la commission exécutive de la Fédération postale unitaire et responsable de la section de la gare d’Austerlitz vers 1930. L’administration le révoqua pour faits de grève en 1934. Il devint alors permanent de la Fédération postale unitaire, puis fut réintégré. Il était encore secrétaire de la commission des ambulants et chargeurs et trésorier adjoint du Club de l’Union sportive ouvrière des PTT.

Domicilié à Maisons-Alfort, il s’était trouvé mêlé à une bagarre militante de vendeurs de journaux qui fut relatée par l’Humanité le 10 septembre 1934. Puis il s’installa à Créteil, où il militait à la section communiste locale aux côtés d’André Parsal* et dirigeait l’action syndicale au moment des grèves de juin 1936.
Marcel Galin, s’affirma en désaccord avec la politique du Parti communiste et rejoignit le mouvement trotskiste en avril 1937. Il créa avec Albert Delettre* et Marcel Pennetier* la section de Créteil du PSOP tout en militant au Cercle syndicaliste « Lutte de classe ». Des responsables communistes, désireux de briser son influence au syndicat général des Agents des PTT, l’accusèrent de malversations en avril 1939 (il était un des responsables de la trésorerie). Une commission d’enquête formée de militants syndicalistes examina son cas : elle conclut à son honnêteté en protestant contre les méthodes de ses adversaires politiques.

À nouveau révoqué en 1940, Marcel Galin milita au sein du RNP où il fut employé à quelques travaux d’écriture en août 1942. Le mois précédent, il avait fait l’objet d’un visite domiciliaire du commissariat de Saint-Maur. Puis, il partit en Bretagne. Il demanda par écrit sa réintégration à l’administration des PTT qui refusa. Cette lettre fut saisie par des syndicalistes communistes à la Libération et utilisée contre son auteur.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article74536, notice GALIN Marcel, Dominique par Jean-Michel Brabant, Claude Pennetier, Gilles Morin, version mise en ligne le 4 février 2015, dernière modification le 4 février 2015.

Par Jean-Michel Brabant, Claude Pennetier, Gilles Morin

SOURCES : Arch. PPo, 1W845/304507. — La Lutte ouvrière, 7 avril 1939. — Le Réveil syndicaliste, 24 juin 1939. — Témoignage de Legué et de militants de Créteil. — État civil.

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