TRUŸNS Léon, Jean-Baptiste

Par Claude Pennetier

Né le 19 octobre 1883 à Saint-Denis (Seine, Seine-Saint-Denis), mort en déportation en février 1945 à Orianenburg (Allemagne), déporté ; verrier ; militant communiste ; conseiller municipal d’Orly (Seine, Val-de-Marne) ; résistant au Front national.

Fils d’un verrier et d’une journalière, Léon Truÿns, lui-même verrier, fut élu le 12 mai 1935 conseiller municipal communiste d’Orly sur la liste conduite par Fernand Dusserre. Il fut déchu de son mandat le 16 mars 1940 par le conseil de préfecture.

Truÿns rejoignit le Front national en janvier 1941. Arrêté le 2 juillet 1941 pour prise de parole et distribution de journaux appelant la population à la résistance contre l’ennemi, il fut incarcéré à la prison des Tourelles puis interné à Rouillé et Compiègne. Déporté le 24 janvier 1943 à Orianenburg (Allemagne), il y mourut deux ans après.

Il s’était marié le 2 mai 1908 à Namur (Belgique) avec Marie Martens, journalière. Sa fille, Marie, la dit « décédée en déportation en Allemagne ». Celle-ci, née le 20 novembre 1912 à Paris (XIVe arr.), sténo-dactyo à la caisse des écoles d’Orly, se maria avec Maurice Artige, cimentier, et fit partie du Comité local de Libération. Elle avait adhéré au Parti communiste en 1936 à Orly. Conseillère municipale d’août 1944 à 1947, membre de la cellule « Truÿns », elle fut trésorière de la sectiond’Orly d’août 1944 à 1947.

Le nom de Léon Truÿns a été donné à une piscine, un tennis et un boulodrome.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article74199, notice TRUŸNS Léon, Jean-Baptiste par Claude Pennetier, version mise en ligne le 22 septembre 2009, dernière modification le 22 septembre 2009.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Paris, DM3 ; vers. 10451/76/1 et 10441/64/2. — Arch. Secrétariat d’État des AC et victimes de guerre. — Arch. fédération communiste du Val-de-Marne (Paul Boulland).

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