TRUŸNS Léon, Jean-Baptiste

Par Claude Pennetier

Né le 19 octobre 1883 à Saint-Denis (Seine, Seine-Saint-Denis), mort en déportation en février 1945 à Orianenburg (Allemagne), déporté ; verrier ; militant CGTU du verre puis CGT réunifiée ; militant communiste ; conseiller municipal d’Orly (Seine, Val-de-Marne) ; résistant au Front national.

Fils d’un verrier et d’une journalière, Léon Truÿns, lui-même verrier, fut élu membre du Comité national de la fédération nationale des travailleurs du verre (CGT) en 1919. Il fut membre de la commission de contrôle financier de la fédération en 1921. Il passa à la fédération unitaire du verre à sa création. En 1926, au congrès fédéral de Vierzon, il fut élu (ou réélu) membre de la commission exécutive de la fédération unitaire, et le resta jusqu’en 1935. En 1936, à la réunification, il devint le secrétaire de la section fédérale de la région parisienne qui regroupait les syndicats de la région.

Le 12 mai 1935 il fut élu conseiller municipal communiste d’Orly sur la liste conduite par Fernand Dusserre. Il fut déchu de son mandat le 16 mars 1940 par le conseil de préfecture.

Truÿns rejoignit le Front national en janvier 1941. Arrêté le 2 juillet 1941 pour prise de parole et distribution de journaux appelant la population à la résistance contre l’ennemi, il fut incarcéré à la prison des Tourelles puis interné à Rouillé et Compiègne. Déporté le 24 janvier 1943 à Orianenburg (Allemagne), il y mourut deux ans après.

Il s’était marié le 2 mai 1908 à Namur (Belgique) avec Marie Martens, journalière. Sa fille, Marie, la dit « décédée en déportation en Allemagne ». Celle-ci, née le 20 novembre 1912 à Paris (XIVe arr.), sténo-dactyo à la caisse des écoles d’Orly, se maria avec Maurice Artige, cimentier, et fit partie du Comité local de Libération. Elle avait adhéré au Parti communiste en 1936 à Orly. Conseillère municipale d’août 1944 à 1947, membre de la cellule « Truÿns », elle fut trésorière de la sectiond’Orly d’août 1944 à 1947.

Le nom de Léon Truÿns a été donné à une piscine, un tennis et un boulodrome.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article74199, notice TRUŸNS Léon, Jean-Baptiste par Claude Pennetier, version mise en ligne le 22 septembre 2009, dernière modification le 19 septembre 2019.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Paris, DM3 ; vers. 10451/76/1 et 10441/64/2. — Arch. Secrétariat d’État des AC et victimes de guerre. — Arch. fédération communiste du Val-de-Marne (Paul Boulland). — Verre l’Avenir, ouvrage de Lucien Jeanperrin, Impressions Dumas de St Étienne, décembre 1991. — L’Humanité, 1er août 1926, 28 septembre 1930. — La Voix de Verriers, mars, mai 1919, février 1921. — Notes de Gilles Pichavant.

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