RIO Roger, Pierre, Marie

Né le 18 mai 1912 à Trélazé (Maine-et-Loire), mort le 3 janvier 1988 à Lorient (Morbihan) ; typographe ; militant communiste de Paris puis du Morbihan ; volontaire en Espagne républicaine ; conseiller municipal de Lorient.

Fils d’un ouvrier ardoisier aux sympathies anarcho-syndicalistes qui mourut pendant la Première Guerre mondiale, Roger Rio fut élevé par sa grand-mère, une fermière très pauvre de La Gacilly (Morbihan). Il abandonna ses études, s’enfuyant en 1927 de son collège à Vannes et vint à Paris où il commença un apprentissage de typographe.
Roger Rio adhéra au Parti communiste après les événements de février 1934 et eut vite des responsabilités dans le XIIe arrondissement où il habitait. Volontaire en Espagne républicaine, il combattit au sein des Brigades internationales puis devint rédacteur à l’hôpital psychiatrique de Villejuif (Seine, Val-de-Marne) ce qui lui permit d’établir de faux ordres de mission pour des médecins et infirmiers qui partaient soigner des blessés à la frontière espagnole. Lui-même fit souvent des allers et retours entre Paris et l’Espagne et s’occupa de faire franchir la frontière à des blessés. Il s’était lié entre temps avec Paul Vaillant-Couturier et Louis Dolly.

Mobilisé, Roger Rio fut prisonnier et interné à Fürstemberg-sur-Oder (Allemagne) où il représenta les prisonniers de guerre auprès de la Croix rouge (voir Charles Jacquet*). Dénoncé pour avoir été à l’origine du sabotage d’une cimenterie, il fut détenu en forteresse d’où il fut libéré par l’Armée rouge. Il fut de ceux qui lancèrent un appel pour poursuivre le combat et s’engagea comme combattant volontaire dans l’Armée rouge.

En 1945 et 1946, il fut secrétaire à l’organisation de la fédération communiste du Morbihan. Devenu premier secrétaire, il entra en 1947 au conseil municipal de Lorient et y siégea jusqu’en 1951. Il fut écarté en 1952 du secrétariat fédéral pour avoir proposé un candidat éventuel au fauteuil de maire de Lanester. Il travailla alors à Ouest matin, quotidien régional du PC puis comme manœuvre dans différentes entreprises ; enfin, jusqu’à sa retraite en 1977, comme responsable d’un service d’achat à Lorient.

Lorsque Roger Rio mourut, il était toujours membre du PC.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article74141, notice RIO Roger, Pierre, Marie, version mise en ligne le 18 septembre 2009, dernière modification le 18 septembre 2009.

SOURCES : L’Humanité, le 5 janvier 1988. — Témoignage de son fils Roger Rio. — Rens. fournis par J.-P. Ravery.

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