PÉJOUX Louis, Joseph

Par Claude Pennetier

Né le 27 décembre 1896 à Salon-la-Tour (Corrèze), mort le 26 juin 1957 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; ouvrier cimentier ; syndicaliste du bâtiment et militant communiste ; conseiller municipal de Vitry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne).

Fils d’un maçon et d’une mère sans profession, Louis Péjoux, ouvrier cimentier, adhéra en 1921 au Parti communiste. Appartenant à la cellule 875, secrétaire du 7e rayon, il fut appréhendé le 10 octobre 1925 aux abords du siège du syndicat des locataires. Il était porteur de 120 affiches invitant à manifester contre la guerre du Maroc, la vie chère et les impôts Caillaux. Il fut relaxé sans poursuites.

Membre du comité du 4e rayon de la fédération communiste de la région parisienne, du syndicat CGTU des cimentiers et des maçons d’art et du Secours rouge international (SRI), Louis Péjoux devint le 28 février 1928 secrétaire permanent de la Fédération du Bâtiment et des travaux publics. Il entra l’année suivante à la commission exécutive de la 20e Union régionale des syndicats unitaires. Son activité était suivie avec attention par la préfecture de police de la Seine.

Domicilié à Vitry-sur-Seine, il fut élu le 5 mai 1929 conseiller municipal communiste de la localité sur la liste conduite par Pierre Périé et Charles Rigaud. Participant le 21 juillet 1929 à la réunion clandestine organisée par le PC à Villeneuve-Saint-Georges (Seine, Val-de-Marne), il fut arrêté et écroué à la prison de la Santé. Il fut libéré le 28 octobre. En 1932, il était gérant du journal Proletar, en langue hongroise, qui fut interdit le 8 août.

En février 1930, Louis Péjoux fut élu au comité de la Région parisienne du PC. En tant qu’un des principaux orateurs de la campagne électorale de 1935, il fut reconduit dans ses fonctions de conseiller municipal le 5 mai. Il assura à partir de 1936 le secrétariat du syndicat des cimentiers et des maçons d’art. Il était conseiller prud’homme de la Seine depuis 1934, section du Bâtiment.

Il démissionna de son mandat municipal en octobre 1939, rompant avec le PCF. Il adhéra au Rassemblement national populaire (RNP) puis devint un des dirigeants du Front social du travail qu’il quitta en 1942 pour rejoindre le Front du travail français créé par le Parti populaire français. Il fut arrêté le 24 septembre 1942 et libéré le lendemain.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article73981, notice PÉJOUX Louis, Joseph par Claude Pennetier, version mise en ligne le 12 septembre 2009, dernière modification le 27 octobre 2009.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Paris, DM3, vers. 10451/76/1. — Arch. PPo, rapport de septembre 1929. — Fonds Jean Maitron, fiche Batal. — Le Travailleur (canton d’Ivry), avril 1935. — Agendas de la Bourse du Travail de Paris.

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