OPPMAN Jeanne [née ZELBSZTEJN Jeanne]

Par Claude Pennetier

Née le 14 décembre 1907 à Vilno (Lituanie), morte le 31 août 2004 ; militante communiste ; volontaire en Espagne républicaine ; résistante FTPF.

Jeune émigrée juive polono-russe, Jeanne Oppman fit des études supérieures d’histoire à la Sorbonne puis des études de médecine à Montpellier et Paris.

Adhérente au Parti communiste depuis 1929, elle fit la connaissance de Dolorès Ibarruri. Elle partit en Espagne au sein d’une délégation du Secours rouge international (SRI). Du 8 août 1936 au 8 décembre 1938, elle appartint comme infirmière (lieutenant) et commissaire politique à la colonne Baleo de la 14e Brigade internationale.

Jeanne Oppman, dite Babouchka, était l’épouse du brigadiste Tadeusz Oppman, le couple avait une fille.

À son retour, elle fut embauchée par la municipalité d’Arcueil (Seine, Val-de-Marne), au dispensaire.
Sous l’Occupation, elle servit dans les FTPF. En 1943, Tadeuz était chef du réseau de renseignements des FTP pour la Zone Sud.

Par la suite, elle devint PDG de l’agence de voyage Transtours pour les pays de l’Est, jusqu’à sa retraite. En 1971, elle appartenait au comité national de l’Amicale des volontaires en Espagne républicaine (AVER).

Un hommage lui a été rendu à l’Athanée de Cannes, le 3 septembre 2004.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article73964, notice OPPMAN Jeanne [née ZELBSZTEJN Jeanne] par Claude Pennetier, version mise en ligne le 12 septembre 2009, dernière modification le 23 octobre 2018.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Voir Tadeusz Oppman. — Le Monde, septembre 2004.— Henriette Dubois, "Nelly". En résumé... nous devons témoigner. Une vie militante... toujours en prise avec les événements, dactylographié, 78 p. + annexes, déposé à la bibliothèque du Musée de la Résistance des Alpes-Maritimes.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément