MAZET Jean, Léopold

Par Michèle Rault, Nathalie Viet-Depaule

Né le 1er janvier 1885 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort le 25 février 1951 à Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) ; ouvrier mécanicien-ajusteur ; militant communiste ; maire adjoint d’Ivry-sur-Seine (1925-1940).

Jean Mazet vint peu après sa naissance habiter Ivry-sur-Seine avec sa famille. Fils d’un ajusteur, il devint lui-même mécanicien-ajusteur. Il avait deux sœurs et quatre frères. Trois d’entre-eux moururent entre septembre 1914 et 1915. Sa mère étant veuve, il fut démobilisé le 20 septembre 1915. Membre avec ses frères de la section socialiste locale, il avait des responsabilités syndicales à la Fédération CGT des Métaux qui le délégua au congrès national qui se tint à Paris en juillet 1918.

Partisan de la IIIe Internationale, il rallia les rangs du Parti communiste et fut l’auteur du rapport de la commission des conflits au IIe congrès du PC (Paris, 15-20 octobre 1922). Il se situait alors à la gauche du parti. Membre du comité de la section communiste et trésorier du syndicat CGTU des Métaux à Ivry, Jean Mazet fut de ceux qui y firent triompher le PC aux élections municipales. Il fut élu le 10 mai 1925 conseiller municipal de la première section sur la liste conduite par Georges Marrane. C’est vraisemblablement à partir de cette date qu’il devint permanent faisant office de cheville ouvrière de la municipalité aux côtés d’Henri Birot et d’Auguste Havez. Participant le 24 mars 1929 à la conférence de la région communiste organisée par le PC, salle Reflut à Clichy, il fut parmi les 129 délégués arrêtés. Jean Mazet, réélu conseiller municipal le 12 mai 1929, devint quatrième adjoint le 18 octobre. Reconduit le 5 mai 1935, il accéda aux fonctions de premier adjoint à la place de Birot qui venait d’être écarté des fonctions municipales. Il s’occupa tout particulièrement au cours de ses mandats des colonies de vacances dont il était le président, et du patronage.

Jean Mazet refusa de désavouer le Pacte germano-soviétique. Déchu de son mandat le 9 février 1940, il fut arrêté le 28 mai 1940 avec Venise Gosnat et interné tour à tour au stade Roland-Garros, au camp de Baillet, à l’Île d’Yeu, à Riom-ès-Montagne, à Saint-Pol-d’Eyjeaux puis déporté en Algérie et détenu à la prison Bossuet d’Oran.

À la Libération, il fit partie du conseil municipal provisoire d’Ivry et fut désigné à l’issue du scrutin d’avril 1945 comme 2e adjoint. Conservant son siège le 19 octobre 1947, il mourut en cours de mandat.

Jean Mazet s’était marié en 1909 à Paris (XXe arr.). Il était père de trois garçons et d’une fille. Une rue d’Ivry-sur-Seine porte son nom depuis le 2 octobre 1957.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article73835, notice MAZET Jean, Léopold par Michèle Rault, Nathalie Viet-Depaule, version mise en ligne le 8 septembre 2009, dernière modification le 23 octobre 2009.

Par Michèle Rault, Nathalie Viet-Depaule

SOURCES : Arch. Nat., F7/13119. — Arch. Paris, DM3, versement 10451/76/1. — Arch. PPo. 101. — Arch. Com. Ivry-sur-Seine. — État civil.

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