CUILLERIER Jules, Clément

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

Né le 12 avril 1869 à Bourgueil (Indre-et-Loire), mort le 10 juin 1922 à Alfortville (Seine, Val-de-Marne) ; ouvrier moulurier ; militant et élu socialiste, guesdiste ; maire d’Alfortville (1904-1922).

Jules Cuillerier
Jules Cuillerier
Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes, t. III, op. cit., p. 234.

Fils d’un marchand de bois et d’une mère sans profession, Jules Cuillerier vint, en 1882, à Paris où il travailla comme apprenti boucher puis comme ouvrier moulurier, plus précisément comme toupilleur, chez Krieger, fabricant de meubles à faubourg Saint-Antoine. Il fut administrateur et vice-président de la société coopérative « l’Économie » de Maisons-Alfort (Seine, Val-de-Marne). Candidat en 1896 (20e position de la liste du Parti ouvrier), devenu conseiller municipal et maire socialiste d’Alfortville en 1904, socialiste unifié, il fut réélu en 1908, 1912 et 1919. À cette dernière élection, il recueillit 2 243 voix sur 6 040 inscrits (37,1 %) et 3 947 votants (56,8 %). Sa liste obtenait tous les sièges avec 2 158 voix de moyenne. Le conseil municipal était composé de Edgar Longuet (adjoint), Pierre Bondit (adjoint), Georges Fradet*, Victor Roques, Jean-Baptiste Radreault*, Pierre Lemeunier, Fernand Veillard, Léon Choppin, Louis Planès, Jules Morand, Édouard Juge, Alphonse Beyer, Louis Martin, Victor Lerâle, Raoul Sébile, Louis Vettier, Julien Babouin, Célestin Pétion, Louis Huguenet, Jean Eischen, Arsène Bellico, Henri Gavrois, Edmond Ernest, Auguste Honoré, Louis Goby, Marcel Plissier.

Jules Cuillerier essuya un échec à l’élection au conseil général le 23 novembre 1919. Ses 32,7 % des suffrages exprimés ne lui permirent pas de conserver le siège conquis par B. Mayéras en 1912, mais il avait la majorité à Alfortville même ; son score tombait dans les communes voisines : 25,76 % à Charenton, 21,51 % à Maisons-Alfort, 26,11 % à Saint-Maurice. Conseiller d’arrondissement depuis 1907 il fut réélu le 6 juin 1920 avec 79,75 % des suffrages exprimés.

Partisan de l’Union sacrée pendant la Première Guerre mondiale, Jules Cuillerier resta au Parti socialiste SFIO après le congrès de Tours (décembre 1920). À la suite de son décès en cours de mandat, les socialistes gagnèrent les élections partielles du 9 juillet 1922. Lucien Brenot lui succéda à la première magistrature municipale.

Il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur le 20 mai 1921. Mort subitement le 10 juin 1922, Jules Cuillerier fut enterré à Alfortville.

La rue des Coquelicots prit le nom de Jules Cuillerier.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article73177, notice CUILLERIER Jules, Clément par Jean Maitron, Claude Pennetier, version mise en ligne le 9 août 2009, dernière modification le 28 juillet 2010.

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

Jules Cuillerier
Jules Cuillerier
Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes, t. III, op. cit., p. 234.

SOURCES : Arch. Paris, DM3 et versement 10451/76/1. — L’Humanité, 25 novembre 1919. — Louis Comby, Alfortville commune de banlieue, thèse de IIIe cycle, 1966, inédite. — Compère Morel, Grand Dictionnaire socialiste, p. 189. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes III, op. cit., p. 235. — Louis Comby, Un maire socialiste-révolutionnaire. Jules Cuillerier, Alfortville, 1904-1922, Confluent, 2005. — État civil de Bourgueil.

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