WIND Maurice, Xavier

Par Claude Pennetier

Né le 11 septembre 1894 à Paris (XVIIIe arr.), mort le 22 février 1974 à Créteil (Val-de-Marne) ; boulanger ; militant communiste ; maire adjoint de Maisons-Alfort (Seine, Val-de-Marne) .

Fils d’un ouvrier boulanger, Maurice Wind, lui-même ouvrier boulanger puis épicier ou petit commerçant boulanger (ou les deux) dans le quartier de Charentonneau à Maisons-Alfort, militant communiste, fut élu le 12 mai 1935 conseiller municipal communiste dans cette commune sur la liste conduite par Albert Vassart*. Nommé quatrième adjoint au maire, il fut déchu de son mandat le 16 mars 1940 par le conseil de préfecture de la Seine. Poursuivant néanmoins ses activités militantes, il se trouva en première position en raison de la rupture de l’ancien maire avec la Parti communiste et de la mobilisation à l’armée d’autres élus. La police écrit : « Après la dissolution du Parti communiste, Wind a pris une part importante dans le développement de la propagande communiste clandestine dans la commune de Maisons-Alfort. »

À la demande de la direction communiste, il fut le principal organisateur de la manifestation du 25 juillet 1940 pour tenter de reprendre la mairie. Il fit partie des six conseillers (les autres étant Gaston Saguet*, Marcel Nevraumont*, Alphonse Bernhard*, Paul Giloux* et Jean-Marie Marceau*) reçus par la Délégation spéciale. Les anciens conseillers municipaux communiste demandèrent à celle-ci de céder la place et déclarèrent qu’ils ne quitteraient le cabinet que lorsque la Délégation spéciale serait partie. Ils furent arrêtés sur place par la police française. Des incidents du même ordre avaient eu lieu à Alfortville dans la matinée du 25 juillet.

Interné à Aincourt (Seine-et-Oise), déstabilisé par l’initiative malheureuse du 25 juillet, Wind remit en cause ses liens avec le Parti communiste et se rapprocha du journaliste Pierre-Laurent Darnar* et de l’ancien député communiste Auguste Béchard*. Leurs démarches contribuèrent à le faire libérer le 9 juin 1942. En mars 1942, Wind avait indiqué qu’il condamnait le Pacte germano-soviétique, la reconstitution clandestine du PCF et les attentats. Il aurait signé la Deuxième « lettre ouverte » aux ouvriers communistes publiée par le Parti ouvrier et paysan français.

Après sa libération, il se retira à Essonnes (Seine-et-Oise, Val-d’Oise) puis revint à Maisons-Alfort.

Marié à Paris XIIIe arr. le 15 septembre 1923 avec Suzanne Vial, brocheuse, Wind était père de deux enfants.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article73135, notice WIND Maurice, Xavier par Claude Pennetier, version mise en ligne le 2 août 2009, dernière modification le 27 octobre 2009.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Paris, DM3 ; vers. 10451/76/1 et 10441/64/2. — Arch. PPo. 101. — Arch. Com. Maisons-Alfort. — Notes de Nadia Michel. — État civil de Paris XVIIIe arr. et de Créteil.

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