QUENTIN Charles

Républicain, ami de Delescluze, Quentin appartint à la rédaction du Réveil dont le premier numéro parut le 2 juillet 1868 ; et il encourut, du fait de ses opinions, un certain nombre de condamnations : 2 000 F d’amende en novembre 1868, pour avoir prononcé le 2 novembre un discours sur la tombe de Baudin au cimetière Montmartre ; deux mois de prison en 1869 à l’occasion d’un procès contre le Réveil (Quentin avait été arrêté le 11 juin) ; trois mois de prison et 1 000 F d’amende en juillet 1870, toujours à l’occasion de poursuites dirigées contre le journal.
Quentin fut élu, le 5 novembre 1870, adjoint au maire Delescluze, dans le XIXe arr. de Paris. Il appartint, avec Cournet et Razoua, autres rédacteurs du Réveil, à l’Alliance républicaine qui, invoquant le « péril public », réclamait avec force, en janvier 1871, l’élection immédiate, à Paris, d’une assemblée souveraine.
Pendant la Commune, Charles Quentin collabora au Journal Officiel de la République française.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article69138, notice QUENTIN Charles , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 juillet 2009.

SOURCES : M. Dessal, Charles Delescluze, 1809-1871, Paris, 1952. — La Comune di Parigi (G. Del Bo), op. cit.

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