MONTEIL Léon

Par Jean-Pierre Bonnet

Né le 19 octobre 1921 à Alleyrat (Corrèze), mort le 13 avril 2006 ; cheminot ; syndicaliste CGT et militant communiste.

Fils du cheminot Victor Monteil et de Clémence, Après avoir débuté des études de clerc de notaire, Léon Monteil, entra à la SNCF le 4 mars 1940 comme auxiliaire de bureau à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). Léon Monteil, après il s’est engagé un temps dans les maquis, fut titularisé comme employé en juillet 1945. À partir de la Libération, il milita au Parti communiste et à la CGT. Il fut élu secrétaire du syndicat de Brive, puis secrétaire de l’Union locale, enfin en 1952 secrétaire de l’Union départementale CGT de la Corrèze.
Léon Monteil fut en première ligne lors des manifestations de la fin mai 1952 dirigées contre la venue en France du général Ridgway, commandant en chef de l’OTAN. Interpellé par la police le 31 mai 1952, il tenta d’échapper à l’arrestation. Inculpé de rebellion, il fut condamné le 5 juin à dix jours de prison par le tribunal correctionnel de Brive.
À la suite des grèves d’août 1953, durant lesquelles il refusa les réquisitions, Léon Monteil fut muté par mesure disciplinaire à Loudun (Vienne). Quelques semaines après son arrivée en Poitou, il fut élu secrétaire du syndicat de Loudun, puis quelques années plus tard secrétaire de l’Union locale CGT. Il était en même temps représentant du personnel dans diverses instances locales et régionales.
Membre du Parti communiste depuis sa jeunesse, Léon Monteil siégeait au bureau fédéral de la Vienne et à la fin des années 1950, il abandonna progressivement ses responsabilités syndicales pour se consacrer davantage à son engagement politique.
Lors de la suppression de la section VB à Loudun, Léon Monteil fut muté à Poitiers (Vienne) où il termina sa carrière comme employé, sans avoir jamais bénéficié de promotion de grade depuis 1945. Il payait là probablement le prix de ses engagements militants. Après la retraite, il revint dans sa région natale où il mena une vie très retirée à Égletons (Corrèze), victime des séquelles motrices et visuelles d’une hémiplégie contre lesquelles il lutta avec détermination.
Il s’était marié avec Gilberte Sidoux en 1959. Le couple eut un fils.
Mort en avril 2006, il fut inhumé au cimetière de Moustier-Ventadour en Corrèze.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article6851, notice MONTEIL Léon par Jean-Pierre Bonnet, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 2 février 2019.

Par Jean-Pierre Bonnet

Vous trouverez ci-joint une photo.
Il était
Il est décédé à Poitiers en 2006.
Bien cordialement,
JM Monteil

SOURCES : Arch. Fédération CGT des cheminots. — Maxime Vallée, La fédération de la Vienne du Parti communiste français, de la mort de Maurice Thorez à la signature du Programme commun (1964-1972), Master 2, Université de Poitiers, 2012.— Note de son fils.

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