MONTAGNE Adolphe

Par Jean-Luc Pinol

Né le 15 mars 1872 à Aillant-sur-Tholon (Yonne), mort le 1er août 1953 à Auxerre (Yonne) ; cheminot homme d’équipe ; dirigeant de la Fédération « Montagne » en 1921.

Fils d’un cantonnier, Adolphe Montagne habitait depuis 1912 à Paris (XIXe arr.). Entré à la Compagnie de l’Est, le 18 décembre 1897, en qualité d’homme d’équipe, il fut affecté à la gare de Noisy-le-Sec (Seine, Seine-Saint-Denis). En 1910, lors de la grève des cheminots, il se fit remarquer par sa propagande active et fut révoqué le 12 octobre. Mobilisé comme garde-voie en août 1915, il fut réintégré à la Compagnie de l’Est le 1er décembre 1916. En 1920, Il était chef de train sur la ligne Bastille-Vincennes.
Militant de l’Union des syndicats de l’Est, il participa au mouvement gréviste de mai 1920 et fut blâmé par sa direction. Le 17 juillet 1920, il devint secrétaire général de l’Union Est, suite au départ des « membres extrémistes » du bureau. Le 9 août 1920, élu par le congrès des cheminots de l’Est délégué auprès de la Fédération, il resta secrétaire adjoint de l’Union. Adolphe Montagne soutenait la politique de la majorité confédérale.
En juin 1921, les minoritaires l’emportèrent au congrès fédéral. La motion Monmousseau obtint 55 149 voix contre 53 677 à la motion Bidegaray. Mais les ex-majoritaires, affirmant qu’avec les voix des cheminots du Nord belge (5 105) ils étaient les plus nombreux, décidèrent de créer face à la fédération dirigée par Pierre Semard, une autre fédération dirigée par Adolphe Montagne, la seule reconnue par la Confédération CGT. C’était le début de la scission syndicale. Jean Jarrigion allait succéder plus tard à Montagne comme secrétaire de la Fédération nationale des travailleurs des chemins de fer de France (CGT).
Adolphe Montagne n’appartenait à aucun groupement politique.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article6840, notice MONTAGNE Adolphe par Jean-Luc Pinol, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 1er avril 2012.

Par Jean-Luc Pinol

SOURCES : Arch. Nat. F7/13673. — Arch. Ba 1417, rapport du 16 novembre 1920. — La Voix du peuple, juin et septembre 1921, avril 1922. — Georges Lefranc, Le mouvement syndical sous la Troisième République, Payot, 1967, p. 255. — État civil.

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