MILLET Michel, Auguste

Par Pierre Vincent

Né le 2 février 1928 à Tamnay-en-Bazois (Nièvre) ; dessinateur puis cadre ; dirigeant de l’Union fédérale des cadres et maîtrise de la Fédération CGT des cheminots.

Fils d’un homme d’équipe, Michel Millet perdit sa mère alors âgée de trente ans. Après avoir passé son brevet élémentaire en 1944, son père, avec l’aide « d’un pays » travaillant à la direction générale, le poussa à entrer à la SNCF. Il entra ainsi le 12 novembre 1945 comme auxiliaire dessinateur-calqueur au bureau Voie du Sud-Est. En 1947, il passa le concours de dessinateur-calqueur. Sa carrière s’effectua dans cette filière, non sans quelques a-coups compte tenu de son engagement syndical. Elle le consuisit au grade de chef d’études principal avant de partir à la retraite à la position 30.
Après avoir un peu hésité, compte tenu de ses origines paysannes et de sa sensibilité chrétienne, Michel Millet adhéra à la CGT. Contacté d’abord par un militant CFTC, il était resté un ou deux mois dans cette organisation, le bureau d’études fortement syndiqué se partageant entre ces deux organisations.
Michel Millet ne tarda pas à prendre des responsabilités et à assumer des fonctions de représentation d’abord à l’exécution puis à la maîtrise. Militant de l’Union fédérale des cadres CGT puis de l’Union fédérale cadres et maîtrise, nouvelle appellation de l’organisation, il fut l’un des principaux acteurs de la spécificité telle que la concevait la CGT. Ainsi, il devint l’un des rares délégués CGT dans les catégories cadres. Secrétaire du syndicat UFCM de Paris Sud-Est puis secrétaire du bureau régional Sud-Est, enfin membre du bureau national de l’UFCM puis du secrétariat, il fut également membre de la commission administrative de la Fédération dès 1970, puis du conseil national au titre de l’UFCM.
Après son départ à la retraite, il devint le responsable des retraités, toutes catégories confondues, sur le réseau Sud-Est.
Adhérent du PCF à partir de 1946, il était en 1952 secrétaire de la section de la gare de Lyon. Ses responsabilités syndicales avaient limité son engagement politique.
Michel Millet s’était marié le 9 avril 1951 à Paris (XIIe arr.) avec Simone David, dactylo à la gare de Lyon, militante de la CGT et du PCF, qu’il eut la douleur de perdre en 1980. Ils eurent une fille qui est libraire.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article6750, notice MILLET Michel, Auguste par Pierre Vincent, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 26 janvier 2012.

Par Pierre Vincent

SOURCES : Arch. PPo, SNCF S25. — Arch. Fédération CGT des cheminots. — Notes de Jean-Pierre Bonnet et de Marie-Louise Goergen. — Renseignements communiqués par Michel Millet.

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