NACZKOWSKI Jules (ou Julien)

Par Pierre-Henri Zaidman

Né le 9 novembre 1844 à La Rochelle (Charente-Inférieure) ; d’origine polonaise ; bimbelotier ; domicilié à Paris, 111, rue du faubourg-du-Temple (IIIe arr.) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Fils d’un réfugié polonais, installé comme menuisier, Naczkowski était célibataire.
Il s’engagea pendant la guerre avec la Prusse dans les Eclaireurs de la Seine (Lafon-Mocquard). Démobilisé, il revint à Paris et s’engagea dans la 2e compagnie du 168e bataillon fédéré pendant la Commune ; condamné, le 13 mars 1872, par le 26e conseil de guerre, à la déportation simple et à la dégradation civique, il fut embarqué sur la Guerrière le 11 juin 1872, qui arriva en Nouvelle-Calédonie le 11 novembre suivant. Il fut interné à la presqu’île Ducos pour y subir une punition disciplinaire de 4 jours le 13 mars 1876 pour ébriété. Son dossier indique : « Ivrogne incorrigible, a été chassé de la maison Gand pour ébriété. Ne peut trouver à s’employer par suite de son penchant à l’ivresse ». Amnistié le 15 janvier 1879, il rentra en France par la Seudre.
Voir Wroblewski W.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article66977, notice NACZKOWSKI Jules (ou Julien) par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 31 octobre 2019.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCES : Arch. Min. Guerre, GR 8 J 463 (21). — ANOM COL H 94. — Arch. Nat., BB 24/835, S 77 n° 2371. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — K. Wyczanska, Polacy W Komunie..., op. cit.

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