MONET Jean-Marie

Né vers 1822-1825 ; habitant, 5, rue Sainte-Blandine, à Lyon ; maître tisseur, il fut gérant puis directeur de la Société des tisseurs.
Monet appartint à l’Internationale, mais fut rejeté en raison de ses tendances impérialistes (Arch. Mun. Lyon I 2/55, pièce 27).
Une brochure intitulée La Coopération Lyonnaise jugée par l’ex-police impériale. Renseignements sur les associations et leurs principaux membres. Publiés avec l’autorisation du Conseil municipal et vendus au profit de la Défense nationale, Lyon, Association typographique, 1870, in-8°, 45 (+ 1) p., Bibl. Nat., Lb 57/207, donne sur Monet Jean-Marie les informations suivantes, dont nous laissons la responsabilité au dénommé Faure, auteur du rapport : « C’est un homme qui paraît avoir reçu une instruction au-dessus de celle des travailleurs. Les membres de la société lui reconnaissent de l’énergie et une certaine aptitude pour diriger une association ; mais il est, selon eux, regrettable que ces qualités soient amoindries par un caractère porté à l’orgueil et à la domination [...]
« Ses opinions sont plutôt du domaine économique que politique ; il a même des tendances à défendre le gouvernement impérial. Ce qui lui donne une certaine popularité dans la classe ouvrière, c’est sa collaboration au Rapport des délégués à l’Exposition de Londres, sa participation à plusieurs sociétés coopératives, surtout celle de la Vie à bon marché. Il est également membre de l’Enseignement professionnel et avait ses entrées à la préfecture, l’un des grands griefs que lui reprochent les démagogues ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article66485, notice MONET Jean-Marie, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 mai 2013.
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