MENDEZ Marcel, David

Par Jean-Michel Gaillard

Né le 17 juin 1906 à Nîmes (Gard) ; cheminot ; syndicaliste ; communiste ; résistant.

Fils d’un tailleur d’habits qui devint secrétaire de la section nîmoise du Parti communiste et d’une mère, agent d’assurances, Marcel Mendez poursuivit ses études jusqu’au brevet élémentaire qu’il obtint en 1921 puis entra aux chemins de fer comme employé au service exploitation et y resta jusqu’en 1960.
Membre de la CGTU en 1929, il devint, après l’unité, secrétaire général du syndicat des cheminots CGT de Nîmes et collabora fréquemment aux journaux syndicaux. En 1935, il adhéra au Parti communiste et fut secrétaire de cellule et secrétaire de section. Ayant participé à la grève du 30 novembre 1938, il fut suspendu le 1er décembre de la même année. Traduit devant le conseil de discipline de la SNCF à Paris, il ne fut réintégré que le 1er mars 1939 mais avec déplacement à Cosne-sur-Loire (aujourd’hui Cosne-Cours-sur-Loire, Nièvre).
Là, dans une ville dont la municipalité était de droite, il travailla à redonner vie à la section communiste et créa la première cellule d’entreprise de cheminots, écrivant dans le journal du PC, L’Émancipateur. Il revint à Arles en septembre 1939 grâce à l’intervention de Pierre Semard et entra dans la clandestinité dès 1940.
Marié une première fois en 1930 à Alger, Marcel Mendez se remaria en 1959 à Valence (Drôme).
Un Marcel Mendez — sans doute le même —, commis puis commis principal à Pont-Saint-Esprit (Gard) puis au Teil (Ardèche), fut membre du conseil national de la Fédération CGT des cheminots de 1951 à 1961.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article6600, notice MENDEZ Marcel, David par Jean-Michel Gaillard, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 29 mars 2017.

Par Jean-Michel Gaillard

SOURCES : Interview de l’intéressé. — Comptes rendus des congrès fédéraux.— État civil.

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