MENDÈS-FRANCE David, Édouard, Adophe

Par Claude Pennetier

Né le 16 août 1895 à Rochefort-sur-Mer (Charente-Inférieure, Charente-Maritime), mort le 16 septembre 1977 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) ; mécanicien dans l’aviation puis dans les chemins de fer ; militant socialiste puis communiste ; maire adjoint de Nanterre (Seine, Hauts-de-Seine).

Fils d’un commerçant, David Mendès-France, mécanicien aux chemins de fer au dépôt de la Folie (Nanterre, Seine), présenté parfois comme « visiteur », fut élu aux élections municipales du 12 mai 1935 conseiller municipal socialiste SFIO de cette commune. La liste communiste avait intégré dix socialistes au second tour. Les électeurs l’avaient placé en deuxième position après Pierre Brandy. Désigné comme quatrième adjoint (le maire était Raymond Barbet), il rallia les rangs du Parti communiste au cours de son mandat, semble-t-il fin 1938, ainsi que plusieurs autres élus socialistes comme Pierre Comlar* et Charles François*. Le socialiste Jean Houlard* resta à la SFIO et dirigea l’opposition au sein du conseil.

David Mendès-France fut déchu de son mandat municipal le 29 février 1940 par le conseil de préfecture. Il avait pourtant adressé une lettre au préfet en date du 12 janvier 1940 dans laquelle il écrivait : « Je déclare ne pouvoir me solidariser avec la politique de la IIIe Internationale. » Mis à la disposition de la justice militaire le 29 mai 1940 pour reconstitution de cellule communiste dans la région de Nanterre et propagande clandestine par paroles et tracts, il fut arrêté le 24 septembre 1942 et interné au camp de Pithiviers (Loiret) puis libéré le 2 juin 1943.

Il ne figure pas sur la liste du conseil municipal provisoire mis en place en novembre 1944. Son épouse, Angélique Mendès-France (née le 12 janvier 1894 à Rochefort, employée de bureau à Renault Billancourt en 1936) fut élue en avril 1945, au titre de l’Union des femmes françaises, conseillère municipale de Nanterre. Lui-même retrouva un siège sur la liste communiste au scrutin de 1959.

Marié en 1917 dans sa commune natale, David Mendès-France habitait toujours Nanterre lorsqu’il mourut le 16 septembre 1977 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Ses deux enfants étaient employés à la SNCF et habitants de Nanterre.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article6598, notice MENDÈS-FRANCE David, Édouard, Adophe par Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 12 septembre 2013.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Seine, DM3, versements 10451/76/1 et 10441/64/2. — Arch. PPo. cabinet du préfet, octobre 1943. — État civil.

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