MARQUE Jean, Armand (ou MARQUES).

Né à Saint-Loup-de-Fribois (Calvados) le 30 juin 1809, mort à Rouen (Seine-Inférieure) le 11 mars 1903 ; professeur, membre de l’Internationale.

Professeur d’État à Bernay, Evreux (Eure), Rouen, puis professeur libre, Marque fut un des fondateurs en 1868 du Cercle de la Ligue de l’Enseignement de Rouen. À la suite de difficultés personnelles avec la Ligue, il créa le Cercle des Amis de l’instruction.

Marque fut caissier du Comité du Cercle d’Études économiques de Rouen en 1869 et membre du Comité fédéral rouennais de l’Internationale en 1870 (Arch. PPo. B a/439). Voir E. Vaughan Il fut candidat ouvrier dans l’Eure aux élections de 1869, mais retira sa candidature avant le scrutin pour raisons financières. Candidat aux élections municipales de Rouen les 6 et 7 août 1870, il ne fut pas élu. Voir Aubry.

Sur l’initiative de la Fédération, une manifestation patriotique fut organisée à Rouen le 22 septembre 1870 au cours de laquelle on demanda qu’il ne soit accepté de propositions de paix qu’ » à la condition que les Prussiens soient refoulés au-delà du territoire français ». Marque fit partie de la Commission de vigilance élue à la suite de cette manifestation et « chargée de se mettre en rapport avec le Comité de défense du département » (L’Internationale, 9 octobre 1870).

Marque fut un des principaux rédacteurs de La Réforme sociale, janvier-octobre 1870, organe hebdomadaire de la Fédération rouennaise de l’AIT. Il fut un des fondateurs de la Libre Pensée rouennaise.

Après la Commune, Marque vécut de cours particuliers. Il tenta de reconstituer la section rouennaise, et fut poursuivi pour cette raison.

Le 10 septembre 1871, il signa une lettre avec une dizaine d’autres membres pour annoncer la tenue d’une réunion dans le local du 10 rue de l’amitié, à Rouen, rue disparue, située entre l’hôtel de Ville et la caserne Philippon. La réunion fut interdite par le préfet. L’ordre du jour annoncé était de discuter du paiement du loyer de la salle et de la collecte des cotisations pour y parvenir, de l’examen des comptes, ainsi que la nomination des membres du bureau. Les autres signataires étaient : Michel* (l’ancien), jardinier ; Jean Stéphan*, tisseur ; Bertin*, tisseur ; Thomas Perrès*, tisseur ; Lorey*, teinturier ; Augustin Cavelier*, tisserand.

Le 1er février 1873, la police organisa des perquisitions, dans le cadre d’une commission rogatoire constituée dans le cadre de la loi du 14 mars 1872, qui visait à rechercher les individus suspectés de continuer à en faire partie. Elle opéra notamment une perquisition chez Jullien, Hallot, et à son domicile situé rue Daliphard à Rouen. On trouva chez lui les procès verbaux de réunion des séances tenues dans le local de la section rouennaise de l’internationale, rue de l’Amitié à Rouen, ainsi qu’une lettre d’Aubry, adressée à sa femme 15 avril 1871, c’est-à-dire de la période de la Commune, qui lui annonçait qu’il était installé comme directeur de la Caisse central des Postes. On trouva aussi les fac-similés de trois lettres signées Émile Ollivier.

Il mourut en 1903 à l’Hospice de Rouen.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article65458, notice MARQUE Jean, Armand (ou MARQUES). , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 15 juin 2015.

SOURCES : Arch. Dép. de Seine-Maritime, cote 2U2704, dossier "Enquête parlementaire sur l’insurrection du 18 mars 1871" — notes de Gilles Pichavant.

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