MAITRON Simon

Né et mort à La Charité-sur-Loire (Nièvre), 9 mai 1844-16 novembre 1930 ; cordonnier à La Charité.

Soldat bottier à Paris en 1870, Simon Maitron, républicain libre-penseur, ne faisait pas confiance au gouvernement de « Défense nationale » pour lutter contre les Prussiens qui avaient investi la capitale. Voir « Archives familiales », Le Mouvement social, n° 37, octobre-décembre 1961.

Au début de 1871, licencié de l’armée, Simon Maitron revint travailler chez son père, cordonnier à La Charité-sur-Loire. Durant la Commune, il fut question pour lui d’un rappel à l’armée. Il partit alors pour la Suisse, afin de ne pas avoir à « servir, même de nom, le gouvernement de Versailles ». Arrivé à Genève le 10 avril, il y travailla de son métier. Fin juillet, il songeait à constituer, avec d’autres jeunes gens qui, comme lui, avaient « déserté par opinion », « une société de déserteurs français ». Les lettres qu’il écrivait alors à sa famille et à ses amis sont empreintes d’une grande sympathie pour la Commune : « le véritable incendiaire, le seul, c’est Thiers » ; « si c’était à recommencer, je partirais encore... »

En août, Simon Maitron apprit que sa classe était renvoyée dans ses foyers et que lui-même n’avait pas été réclamé. Ayant reçu un certificat attestant sa libération de l’armée, il rentra en France.

Sa femme, Victorine Rochet (écrit parfois Roché), mourut en 1883 alors que son fils Marius Maitron n’avait que trois ans. Il y avait trois autres enfants : Émile, Jeanne et Maria. Simon Maitron se remaria avec Angélique Déré dont il eut une fille. Voir Jean Maitron, fils de Marius Maitron et petit-fils de Simon Maitron.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article65096, notice MAITRON Simon, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 3 septembre 2016.

SOURCE : Archives personnelles de Jean Maitron.

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