LOLIVE Joseph

Né à Lamongerie (Corrèze) le 28 mai 1839 ; exécuté à Satory le 18 septembre 1872 ; garde national sous la Commune, compromis dans l’exécution des otages ; membre de le « Libre Pensée ».

Lolive habitait, rue Dulong, à Paris (XVIIe arr.), et, durant la Commune, appartint à une compagnie de marche du 244e bataillon, dit des Turcos de Bergeret. Le 24 mai, il était place Voltaire alors que la Commune siégeait à la mairie du XIe arr. On demanda des volontaires à son bataillon — il dit ne pas savoir pour quelle raison. Il s’agissait d’aller prendre des otages, dont l’archevêque de Paris, à la Roquette ; « Je crois que j’ai tiré un ou deux coups de fusil, je faisais exprès de ne pas viser », dit-il plus tard au 6e conseil de guerre. Il fut arrêté le 28 mai à Belleville et envoyé sur le ponton l’Yonne.
Il ne fut pas compris dans le « procès de l’archevêque » et nia tout dessein meurtrier. Certains témoins ne le reconnurent pas ; mais un surveillant de la Roquette l’identifia sans hésitation et précisa que Lolive avait donné des coups de crosse aux prisonniers. Selon Vuillaume, sa participation était certaine ; l’archevêque ne tombant pas à la première décharge, il aurait crié : « Mais il est donc blindé, cet homme-là ! » Il fut condamné à la peine de mort le 25 mai 1872 et fusillé à Satory le 18 septembre.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article64706, notice LOLIVE Joseph, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 mai 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/748, n° 4584. — Arch. Min. Guerre, 6e conseil. — Vuillaume, Mes Cahiers rouges, op. cit., pp. 77-78.

ICONOGRAPHIE : G. Bourgin, La Commune, 1870-1871, op. cit., p. 406.

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