MARY Henri

Par Marcel Henriot

Employé des chemins de fer (chef de train) à Saint-Dizier (Haute-Marne) ; secrétaire du syndicat des cheminots de Saint-Dizier ; secrétaire adjoint de l’Union des syndicats de la Haute-Marne.

Henri Mary fut élu le 29 août 1919 vice-président du conseil des prud’hommes. Il avait été parmi les premiers élus lors de la constitution, (suite aux efforts de la section socialiste de Saint-Dizier) d’un conseil des prud’hommes en mai 1914. Le congrès de l’Union départementale CGT tenu à Joinville (Haute-Marne) le 3 août 1919, le désigna comme secrétaire adjoint de l’union pour 1919-1920, le secrétaire étant Émile Mathieu*.
Aux élections municipales de novembre 1919, Mary se présenta comme socialiste sur la liste des candidats ouvriers présentée par la commission issue de l’Union locale des syndicats de Saint-Dizier et fut élu au premier tour.
Lors du congrès extraordinaire de l’Union départementale des syndicats de la Haute-Marne du 28 décembre 1919, Mary clôtura la discussion qui éclata après l’intervention de Lucien Morel* à propos des orateurs minoritaires de la CGT en faisant adopter son point de vue : « Quelle que soit la tendance des orateurs qui demandent à faire des réunions de propagande, qu’ils soient acceptés par les syndicats, sous réserve que ces orateurs soient dûment mandatés par leurs organisations respectives. »
Lors des grèves de 1920, il fut avec Émile Mathieu*, à la tête de la manifestation qui se déroula dans les rues de Saint-Dizier le 2 mars 1920. Mary et Mathieu se rendirent auprès du chef de gare pour le prévenir que par ordre de la fédération, les grévistes étaient mis à la disposition des chefs de service. À la suite de cette grève, le bureau syndical des cheminots de Saint-Dizier fut entièrement renouvelé. Mary fut remplacé comme secrétaire par Lepoix, facteur enregistrant.
Comme secrétaire du groupe des ouvriers du conseil municipal de la ville de Saint-Dizier, il fit paraître et signa, le 27 février 1922, une protestation véhémente contre un communiqué du comité métallurgiste de Champagne confirmant la décision de principe prise par les industries de diminuer les salaires : la protestation se termina par une menace d’obstruction au conseil municipal des élus ouvriers à tout projet intéressant ces industries.
Il s’agit peut-être de Henry, Maurice Mary, retraité, mort le 5 février 1945 à Saint-Dizier. Ce Mary était né le 14 juin 1880 à Poissons (Haute-Marne).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article6448, notice MARY Henri par Marcel Henriot, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 29 décembre 2011.

Par Marcel Henriot

SOURCES : Arch. Nat. F7/13002. — L’Égalité socialiste, juillet-novembre 1919, février-avril 1920. — Le Petit Haut-Marnais, 27 et 28 février 1921. — Renseignements communiqués par la mairie de Saint-Dizier

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