LAURIOL Jean-Pierre, dit Carcassonne, C.˙. M.˙. D.˙. D.˙.

Par Gauthier Langlois

Né le 7 décembre 1810 à Carcassonne (Aude), mort le 4 septembre 1887 à Chaumont (Haute-Marne) ; menuisier en fauteuils ; compagnon du Devoir du Tour de France, sympathisant de la Commune.

Lauriol dit Carcassonne C.˙. M.˙. D.˙. D.˙. est l’un des délégués compagnons qui participèrent, aux côtés des francs-maçons parisiens — Voir Eugène Thirifocq — à la manifestation du 29 avril 1871 en faveur de la Commune de Paris et contresigna l’appel du 5 mai. Voir Bernard Cabanié, dit Carcassonne-l’Ami-des-Arts.

Les lettres C.˙. M.˙. D.˙. D.˙. (Compagnon Menuisier Du Devoir) nous indiquent son métier et son appartenance au compagnonnage. Les trois points disposés en triangle suivant chaque lettre nous indiquent une possible appartenance à la franc-maçonnerie. Ce fait est appuyé par l’existence d’un possible membre de la même famille, Antoine Lauriol, qui était frère d’une loge de Carcassonne en 1769.

Ce compagnon correspond sans doute au carcassonnais Jean-Pierre Lauriol. C’était le fils de Jean-Joseph Lauriol (1778-av. 1852), menuisier à Carcassonne et de Marguerite Saly (1776-1852). Il épousa le 20 juillet 1839 à Paris Hortense Joséphine Henne (1818-1887), fille d’un marchand bottier originaire du Wurtemberg et d’une cuisinière originaire de Moselle. Le couple habitait alors 36 rue des Tournelles à Paris (IVe arr.). Il eut quatre filles dont deux mortes en bas âge alors qu’elles étaient en nourrice, l’une en 1845 à Montlevon (Aisne) l’autre en 1846 à Verdey (Marne).

En 1845 Jean-Pierre Lauriol fit faillite. Il exerçait alors 64 rue Saint-Louis, dans le quartier du Marais (IVe arr.). Il habitait toujours à cette adresse l’année suivante, au décès de sa troisième fille, Félicie Marguerite. En 1853, à la naissance de sa quatrième fille, Sophie Françoise, le couple résidait au 30 rue des Amandiers à Paris (XXe arr. ancien VIIIe). En 1873 la famille habitait Saint-Maur-des-Fossés.

En 1886, d’après le recensement de Chaumont (Haute-Marne), le couple était retraité et vivait dans le logement de fonction de leur fille Sophie, directrice de l’École normale d’institutrices. C’est là que les deux époux décédèrent, l’année suivante, à quatre jours d’intervalle.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article63497, notice LAURIOL Jean-Pierre, dit Carcassonne, C.˙. M.˙. D.˙. D.˙. par Gauthier Langlois, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 5 mars 2019.

Par Gauthier Langlois

SOURCES : État civil de Carcassonne, Paris, Chaumont. — Geneanet. — Benoît Malon, La troisième défaite du prolétariat français, 1871, p. 261. — BnF, FM Fichier Bossu (184), Lauriol Antoine.

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