LATOURTE Jean-Baptiste, Jules

Né le 30 novembre 1824 à Paris ; y demeurant ; cartonnier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Il avait subi plusieurs condamnations : un an de prison pour vol à l’âge de quinze ans, 24 — heures, ou jours ? — pour rébellion, sans date, deux ans de prison pour vol en 1849 et treize mois en 1864 pour vol également (ces deux dernières condamnations figuraient aux sommiers).
Pendant le 1er Siège, il était sergent à la 3e compagnie de marche du 88e bataillon de la Garde nationale et il continua son service après le 18 mars 1871. Il rendit ses galons de sergent huit ou dix jours avant l’entrée des troupes — dit-il — et se fit incorporer à la 6e compagnie sédentaire. Début avril il resta cinq ou six jours à Issy. Le 17 il alla à Neuilly. Il fut cité à l’ordre du jour et regagna son domicile le jour de l’entrée des troupes. « Partisan exalté de la Commune » mais sa femme l’était encore plus.
On recueillit de bons renseignements sur son compte. Il fut condamné le 23 mars 1872 par le 4e conseil de guerre à la déportation simple et à la privation de ses droits civiques ; il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Il obtint la remise de sa peine le 19 novembre 1878 ; l’obligation de résider fut levée le 15 janvier 1879 et il rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article63420, notice LATOURTE Jean-Baptiste, Jules, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 16 novembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/758. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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