MARCON Léo

Par Pierre Lapeyre

Né le 31 mars 1912 à Dunes (Tarn-et-Garonne) ; cheminot, cantonnier poseur ; syndicaliste CGT et communiste ; résistant.

Fils d’un ouvrier agricole, Léo Marcon travailla d’abord lui aussi comme ouvrier agricole et se syndiqua à la CGTU à cette époque. Il s’engagea en 1937 dans les brigades internationales en Espagne, et en 1938 adhéra au Parti communiste. De retour en France, encouragé par un voisin cheminot, il entra à la SNCF en 1941 comme journalier puis par la suite au service de la Voie où il fera sa carrière comme cantonnier poseur à l’échelle 3 à Montauban (Tarn-et-Garonne).
En 1942, Eugène Allègre le fit adhérer à la CGT. Dès cette période il fut en contact avec la Main d’œuvre immigrée (MOI) et la Résistance. En janvier 1944, à la demande du PCF, il prit la direction d’un groupe FTPF qui venait d’être créé à Montauban. Il organisa alors de nombreuses actions de sabotage.
À la Libération il poursuivit ses activités politiques et syndicales. En 1945 il fut candidat PCF aux élections cantonales à Caylus (Tarn-et-Garonne). En 1953 il fit partie du comité fédéral du PCF de Tarn-et-Garonne.
Responsable CGT du service VB à Montauban, il participa à ce titre aux conférences de secteur à Toulouse de 1950 à 1955. Il fut également délégué du personnel auprès du chef de service VB de la région Sud-Ouest à Paris. Localement il fut membre du comité des activités sociales.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article6341, notice MARCON Léo par Pierre Lapeyre, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 13 avril 2012.

Par Pierre Lapeyre

SOURCES : Registres du secteur CGT des cheminots de Toulouse. — Comités fédéraux du PCF. —Le Parti Communiste Français dans la Résistance en Tarn-et-Garonne, réalisé par un collectif de militants, Éditions Les Nouvelles du Tarn-et-Garonne, 1985. — Témoignage de l’intéressé recueilli par Gérard Chalaguié de Montauban.

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